Je viens de finir « Et si les chats disparaissaient du monde… » de Genki KAWAMURA.
Tout petit roman qui m’a beaucoup étonné. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture et avais donc un a priori plutôt léger de ce roman, j’imaginais tout sauf ça.
Loin d’être aussi désinvolte et superficiel que je le pensais ce roman construit en sept chapitres (représentants les 7 jours de la semaine) est en fait une ode à la réflexion sur soi-même. Une petite pépite, tel une perle dans une nacre japonaise ce récit ne peut nous laisser indifférent et les questions que l’on se pose nous obligent à de longues et difficiles cogitations. Le constat est très simple, on le sait en regardant au dos du livre : vous avez une maladie incurable, le diable (habillé en Beach Boys !) vous propose un deal : effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre et vous gagnez vingt-quatre heures de vie supplémentaires. Et donc là évidement je vous imagine déjà tout comme moi chercher quoi supprimer… ça semble facile ? pas tant que ça ! et c’est là que ce petit bijou japonais écrit presque comme un haiku tellement il est court dévoile toutes ses richesses d’écriture.
J’ai une nouvelle fois aimé le rythme et cette délicatesse que l’on ressent comme chez Murakami (peut être l’apanage des écrivains japonais ?), la retenue et la discrétion, le dévouement et la pudeur caractéristique de ce peuple mystérieux. Bref vous l’aurez compris c’est une petite découverte qui m’a ravie et emplie de nostalgie et d’une douce mélancolie…















