architecture

« Little island » New York

Inauguré en 2021 « Little Island » est un parc d’un hectare environ créé sur une île artificielle dans le fleuve Hudson à New York.

Il repose sur 280 pilotis en béton (on dirait des talons aiguilles non ?) et accueille des parcs, un amphithéâtre et des petits commerces. Alors a priori j’aime beaucoup, je trouve ça super bien fait et plutôt agréable à regarder même si le fait de bétonner des fleuves pour y ajouter de la nature est un peu contradictoire…  

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Mes lectures

« Cabane » d’Abel QUENTIN

Je viens de finir « Cabane d’Abel QUENTIN.

Quel livre étrange, et quel sentiment partagé au moment de le refermer ! Il y a des romans dont on comprend immédiatement qu’ils nous ont plu, et d’autres, plus déroutants, qui continuent de nous travailler longtemps après la dernière page. Cabane fait incontestablement partie de cette seconde catégorie. Une lecture que j’ai beaucoup aimée, mais qui m’a aussi laissée perplexe, tiraillée entre l’intérêt immense que suscite son sujet et une certaine distance ressentie à l’égard de ses personnages.

L’histoire, pourtant, avait tout pour me séduire. Berkeley, Californie, au milieu des années 1970. Quatre étudiants aux profils et aux horizons radicalement différents : Mildred et Eugene Dundee, un couple d’Américains, Paul Quérillot, un Français, et Johannes Gudsonn, un Norvégien. Tous quatre se voient confier une mission : rédiger un rapport, le fameux Rapport 21, destiné à simuler l’état de notre planète à l’horizon 2050, en prenant en compte cinq grands facteurs : la démographie, la pollution, la production industrielle, l’exploitation des ressources non renouvelables et la production alimentaire. Aidés par un ordinateur IBM 360, affectueusement surnommé « Gros Bébé », ils vont aboutir à une conclusion aussi implacable que terrifiante : notre modèle de développement nous conduit tout droit à l’effondrement.

Car derrière cette fiction se cache une histoire bien réelle, celle du Rapport Meadows, publié en 1972, qui alertait déjà sur les limites de la croissance et la nécessité de repenser radicalement notre modèle de société. Abel Quentin s’empare de cette vérité historique pour imaginer le destin de ces quatre lanceurs d’alerte, soudain propulsés sous les projecteurs après le succès retentissant de leur publication. Que faire lorsque l’on a annoncé au monde une catastrophe que personne ne semble véritablement vouloir éviter ? Comment vivre avec cette lucidité, cette notoriété et, surtout, cette impuissance ?

C’est là que le roman prend toute son ampleur. À travers des trajectoires individuelles que tout oppose, Abel Quentin explore les bouleversements intimes, politiques et sociaux provoqués par cette prise de conscience. Les personnages, si différents dans leurs origines, leurs convictions et leurs aspirations, vont chacun tenter, à leur manière, de composer avec ce qu’ils ont contribué à révéler. Et c’est peut-être cette hétérogénéité qui fait toute la richesse du récit : observer comment une même vérité peut engendrer des réactions, des engagements et des renoncements radicalement opposés.

Mais Cabane est aussi un roman profondément inquiétant, qui résonne douloureusement avec notre époque. La montée des extrémismes, les théories complotistes, le rejet de la science et la défiance envers les discours d’alerte dessinent une société de plus en plus fracturée. Le détour par l’histoire bien réelle de Theodore Kaczynski, alias Unabomber, qui a terrorisé les États-Unis pendant près de deux décennies, vient encore assombrir le tableau. Comment une inquiétude légitime face à la destruction du vivant peut-elle se transformer en une idéologie radicale et meurtrière ? Où se situe la frontière entre la lucidité, la révolte et le basculement dans la folie destructrice ? Autant de questions qui traversent le roman et qui, loin d’appartenir au passé, trouvent aujourd’hui un écho particulièrement troublant.

Je dois bien l’avouer, cette lecture a également nourri mon éco-anxiété, déjà bien présente. Comment ne pas ressentir une forme de vertige face à ces alertes lancées il y a plus de cinquante ans et qui semblent, pour une large part, toujours d’actualité ? Nous sommes quotidiennement abreuvés de nouvelles alarmantes sur le climat, la biodiversité et l’épuisement des ressources. Le constat est accablant, les perspectives souvent angoissantes et le sentiment d’impuissance, parfois, immense. Cabane ne cherche pas à nous rassurer. Il nous confronte au contraire à cette idée vertigineuse : et si nous savions depuis tout ce temps, sans jamais parvenir à changer véritablement de cap ?

La dernière partie du roman, consacrée au Norvégien Johannes Gudsonn, est sans conteste celle qui m’a le plus captivée. Insaisissable, presque fantomatique, Gudson joue l’Arlésienne et joue avec notre patience et nos nerfs, se dérobant là où l’on croit enfin pouvoir le saisir. Cette dernière partie apporte au récit une profondeur et une intensité particulières, et c’est sans doute à ce moment-là que j’ai été le plus pleinement happée par l’histoire.

Alors pourquoi ce sentiment mitigé ? Peut-être parce que, malgré la puissance du sujet et l’intelligence de sa construction, j’ai parfois eu du mal à entrer véritablement dans le récit. Le rythme de l’écriture m’a quelquefois freinée et, surtout, je n’ai jamais réussi à éprouver une réelle empathie pour les personnages. Je les ai observés évoluer, se débattre avec leurs contradictions, leurs ambitions et leurs désillusions, mais sans parvenir à m’attacher à eux. Une certaine froideur s’est installée entre eux et moi, bridant parfois les émotions que cette histoire aurait pourtant pu susciter.

Et pourtant, étrangement, plus je laisse ce livre décanter, plus je l’apprécie. Peut-être est-ce précisément ce genre de roman qui nécessite un peu de recul, qui poursuit son chemin en nous bien après avoir été refermé. Je reste partagée, mais je crois que Cabane gagne à être digéré, à laisser infuser ses idées, ses questionnements et son inquiétante résonance avec le monde actuel.

Je ne suis sans doute pas la meilleure ambassadrice de ce livre, tant mes réserves côtoient mon admiration. Mais ce serait dommage de s’arrêter à cette première impression. Car au-delà de mes difficultés à m’attacher aux personnages, Abel Quentin signe un roman ambitieux, documenté et profondément actuel, qui interroge notre rapport au progrès, à la vérité et à notre propre capacité à nous remettre en question.

Alors oui, malgré mes réserves, je vous conseille de lire Cabane. Prenez le temps de vous y installer, laissez-vous porter, ou parfois bousculer, et surtout, laissez-le décanter. Il se pourrait bien qu’il vous accompagne longtemps après l’avoir refermé.

En attendant, réfugions-nous dans la Cabane, avant que l’humanité ne finisse par scier elle-même la branche sur laquelle elle est assise..

architecture

« Le château de Vischering », Lüdinghausen, Allemagne

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Le château de Vischering dans la ville allemande de Lüdinghausen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

Construit en 1271 dans un but défensif (château fort), il est détruit en 1521 lors d’un incendie, puis reconstruit au cours du XVIe siècle. C’est l’un des exemples les mieux conservés de château fort sur douves (aussi appelé Wasserburg).

Magnifique j’adore !

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Mes lectures

« Chien Blanc » de Romain GARY

Je viens de finir « Chien Blanc » de Romain Gary.

Il y a des livres qui vieillissent. Et puis il y a ceux qui semblent attendre patiemment leur heure. Chien Blanc, appartient à cette seconde catégorie. Écrit à la fin des années 1960, il donne pourtant l’impression de parler de notre monde avec une lucidité désarmante.

Dans ce récit inspiré d’un épisode réellement vécu en 1968, au lendemain de l’assassinat de Martin Luther King et des émeutes qui ont embrasé les États-Unis, Romain Gary recueille un magnifique chien-loup qu’il baptise Batka, en hommage à ses origines russes. Derrière son apparence douce et affectueuse se cache pourtant une réalité glaçante : Batka a été dressé pour attaquer exclusivement les personnes noires.

À travers ce chien, Gary construit une métaphore d’une puissance rare. Batka n’est pas le monstre de cette histoire : il en est le produit. Il incarne une haine qui ne naît jamais seule, mais qui s’enseigne, se cultive et se transmet de génération en génération. En choisissant de raconter le racisme à travers un animal, Gary déplace le regard et nous oblige à nous interroger sur l’origine même de nos violences.

Ce qui m’a profondément bouleversé, c’est que, derrière sa volonté de sauver Batka, Romain Gary cherche en réalité à sauver l’humain. Son combat dépasse largement le destin d’un chien : il interroge notre capacité à désapprendre la haine. Tout au long du livre, on retrouve cet attachement viscéral au vivant qui traverse son œuvre, qu’il soit humain ou animal.

Avec Jean Seberg, son épouse, il était pleinement engagé dans la lutte antiraciste. Tous deux croyaient davantage à une évolution politique et psychologique qu’à une révolution menée par la violence. Une position parfois inconfortable, qui l’isole jusque dans les milieux privilégiés qu’il fréquente, mais qui révèle surtout un homme incapable de détourner le regard face à l’injustice.

Ce qui frappe le plus, c’est l’incroyable modernité de ce texte. Plus d’un demi-siècle après sa publication, ses mots résonnent avec une force presque troublante. Les visages changent, les époques passent, mais les mécanismes de la haine restent les mêmes. On referme ce livre avec la désagréable impression que l’Histoire bégaie.

Et pourtant, Gary refuse le désespoir. Son écriture est incisive, parfois mordante, souvent traversée d’un humour et d’une ironie qui rendent la lecture aussi lumineuse que douloureuse. Il ne cherche pas seulement à dénoncer ; il continue obstinément à croire que l’homme peut encore choisir de devenir meilleur.

Chien Blanc est bien plus qu’un roman sur le racisme : c’est un livre sur ce que l’on fait des haines que l’on nous transmet. Une lecture bouleversante, d’une intelligence rare, qui rappelle que le véritable dressage n’est peut-être pas celui des chiens, mais celui des hommes.

Un livre qui a du chien… et qui a surtout des choses essentielles à nous dire.

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architecture

« Le MIM » Bruxelles

Le Musée des Instruments de Musiques rue Montagne de la Cour à Bruxelles.

Situé au cœur du Mont des Arts le MIM est situé dans deux bâtiments remarquables : le bâtiment néo-classique de Barnabé Guimard, situé à l’angle de la place Royale et l’Old England, construit pour la firme de produits anglais de luxe du même nom. Ce dernier est tout à fait spectaculaire et fait partie des plus beaux exemples d’Art nouveau en Belgique. Il a été conçu en 1899 par l’architecte Paul Saintenoy.

Le musée présente une collection de quelque 1 500 instruments de musique.

A ne pas louper si vous allez à Bruxelles 🙂

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Mes lectures

« Le rêve du Jaguar » Miguel BONNEFOY

Je viens de finir « Le rêve du Jaguar » de Miguel BONNEFOY,

Il y a des livres que l’on lit, et d’autres que l’on habite. Le Rêve du jaguar de Miguel Bonnefoy appartient à cette seconde catégorie.

Ce roman est avant tout un voyage. Un voyage à Maracaibo, au cœur du Venezuela, sur les traces d’une famille dont nous devenons peu à peu les membres. À travers trois générations, Miguel Bonnefoy nous ouvre les portes d’une intimité bouleversante, faite de silences, de pudeur et de sentiments retenus. Nous ne sommes plus de simples lecteurs : nous partageons leurs joies, leurs drames, leurs espoirs et leurs rêves.

Mais ce voyage est aussi celui d’un pays. Au fil des pages, le Venezuela se révèle dans toute sa splendeur et sa complexité. J’ai encore le parfum des magnolias dans les narines, les couleurs éclatantes de cette terre luxuriante devant les yeux. C’est un pays de mythes et de croyances, de légendes populaires et de folklore vivant, où le merveilleux semble surgir naturellement du réel.

Miguel Bonnefoy nous entraîne également au cœur de l’Histoire vénézuélienne. Les révolutions, les dictatures, l’essor du pétrole, les bouleversements politiques et sociaux traversent le récit sans jamais écraser les destins individuels. Au contraire, ils les façonnent. Le Venezuela apparaît comme un personnage à part entière : bouillonnant, excessif, vibrant, à l’image de celles et ceux qui l’habitent.

Et puis il y a cette saga familiale, envoûtante et lumineuse, qui avance sur la frontière ténue entre le rêve et la réalité. Tout y est poésie, magie et émerveillement. Chaque personnage possède une force singulière, une présence inoubliable. Chacun aurait mérité un roman à lui seul tant leurs destins fascinent. C’est peut-être le seul reproche que l’on puisse adresser à ce livre : il est trop court. On quitte ces personnages avec le regret de ne pas avoir passé davantage de temps à leurs côtés.

La plume de Bonnefoy est tout simplement magistrale. Baroque et chaleureuse, généreuse sans jamais être démonstrative, elle déploie une poésie qui semble couler de source. À travers cette fresque inspirée de son histoire familiale, l’auteur compose une véritable déclaration d’amour à ses origines, à ses ancêtres et à son pays.

Comment ne pas penser à Cent ans de solitude ? Comme le chef-d’œuvre de Gabriel García Márquez, Le Rêve du jaguar mêle le souffle de la grande Histoire à l’intimité des familles, le réel au merveilleux, l’humble au légendaire. Pourtant, Miguel Bonnefoy ne se contente pas d’en suivre les traces : il trouve sa propre voix, singulière et profondément émouvante.

Chaque page nous attache un peu plus à cette famille, à cette terre, à ces vies plus grandes que nature. Et lorsque le livre se referme, c’est une douce nostalgie qui demeure. Celle des grands voyages dont on revient changé. Celle des romans qui continuent de vivre en nous longtemps après la dernière ligne.

Le Rêve du jaguar n’est pas seulement une lecture ; c’est une traversée. Une fresque flamboyante, habitée par la mémoire, les rêves et l’amour. Un de ces rares livres que l’on quitte à regret, mais que l’on porte longtemps dans son cœur.

architecture

Le pont de Chengyang (région autonome zhuang du Guǎngxī), Chine

Le pont du vent et de la pluie construit il y a plus d’un siècle (donc plutôt récemment) par les Dong abrite la population des caprices du ciel les jours de pluie avec ces tours et ses protections.

Long de 70 mètres de long et tout en bois et pierre (sans aucune pièce métallique) il est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en vue de l’ingéniosité de son architecture et fait partie des quatre ponts les plus grands et les plus célèbres de toute la Chine.

Le traverser vous coûtera quelques pièces mais c’est surtout paraît-il une expérience inoubliable ! j’aime beaucoup !

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Mes lectures

« Chiens des Ozarks » Eli CRANOR

Je viens de finir « Chiens des Ozarks » d’Eli CRANOR.

« Chiens des Ozarks » avait tout pour me plaire. Les Ozarks, déjà, avec cette géographie accidentée et poisseuse qu’on connaît bien si on a aimé la série éponyme ; des routes perdues, des forêts épaisses, des carcasses rouillées au milieu de nulle part. On visualise parfaitement le décor, et la casse automobile où se déroule une bonne partie de l’histoire est sans doute ce que le roman réussit le mieux. Un endroit sale, métallique, fatigué, idéal pour enterrer les secrets comme les corps.

Cranor sait aussi écrire cette Amérique profonde qui se nourrit d’échec et de violence. Les habitants sont rudes, bornés, souvent abrutis par leur environnement autant que par leur misère. Chômage, méthamphétamines, racisme, consanguinité : on retrouve cette noirceur sociale sèche et sans glamour que m’évoque certaines régions des Etats-Unis. Des vies foutues d’avance, des gens qui cognent plus facilement qu’ils ne parlent, et cette impression permanente que personne ne sortira vraiment vivant — même sans mourir.

Mais malgré cette ambiance réussie, le roman ne va jamais aussi loin qu’il le devrait. J’attendais une montée en tension plus brutale, quelque chose de plus viscéral. Jeremiah, le grand-père vétéran du Vietnam hanté par ses démons, semblait taillé pour devenir une vraie force de destruction prête à tout pour sauver sa petite-fille. Tout est en place pour l’explosion… sauf l’explosion elle-même.

Même déception du côté des Ledford. Présentés comme des suprémacistes blancs dangereux, liés à des trafics et à l’ombre du KKK, ils restent finalement assez fades. On nous parle de monstres, mais on ne ressent jamais vraiment leur menace. Le roman promet une violence sourde et incontrôlable ; au final, elle reste souvent à distance.

Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là. L’atmosphère fonctionne, certains personnages existent vraiment, et le décor des Ozarks garde ce pouvoir de fascination crasseuse. Mais je referme ce livre avec la sensation frustrante qu’il aurait pu être beaucoup plus âpre, beaucoup plus puissant. Un bon roman noir, oui. Le grand coup de poing attendu, non.

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Mes lectures

« Du même bois » Marion FAYOLLE

Je viens de finir « Du même bois » de Marion FAYOLLE.

Premier roman de cette illustratrice dessinatrice. Un texte court, presque fragile en apparence, et pourtant d’une densité rare — comme ces silences pleins qui en disent plus que mille phrases.

Ici, chaque mot semble posé avec une infinie précaution, comme s’il avait été longuement pesé avant de trouver sa place. Rien ne déborde, rien n’est de trop. Et dans cette économie délicate naît une puissance douce, presque organique. C’est une langue qui respire la terre, qui sent le bois, le lait chaud et les saisons qui passent.

Ce roman est une ode à la ferme, mais surtout une déclaration d’amour à ce qui nous fonde. La famille y est esquissée à travers des figures sans nom — la mémé, l’oncle, la gamine, le gosse… — et pourtant, jamais elles ne nous semblent lointaines. Au contraire, cette absence d’identité précise les rend universelles. Elles deviennent les nôtres. On les reconnaît sans les avoir connues, on les aime sans effort, comme une évidence.

C’est un monde brut, dépouillé de tout artifice. Un monde où l’on parle peu, mais où tout se dit autrement. Dans un geste, dans un regard, dans un soupir retenu. Un monde où « je t’aime » ne se prononce pas, mais se vit, profondément, dans chaque acte du quotidien.

Tout y est raconté avec une simplicité désarmante : le poids des générations, le temps qui use et transforme, les liens tissés avec les animaux, les habitudes qui rassurent autant qu’elles enferment. Et au cœur de tout cela, une humanité vibrante, instinctive, presque sauvage, mais infiniment tendre.

Du même bois, c’est pour Marion FAYOLLE un retour à ses racines, à nos racines. À ce qui nous construit en silence. À ce qui demeure, malgré tout.

C’est un texte mélancolique, oui, mais jamais triste. Il enveloppe, il apaise. Il comprend. Et surtout, il pardonne tout.

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