Les maisons cubiques (ou maisons cubes) sont un ensemble de cubes inclinés. Construction des année 1970 à Rotterdam par l’architecte néerlandais Piet Blom. J’ai un peu du mal à appréhender comment on est dedans !





Mes envies, mes avis, mes coups de coeur…
Les maisons cubiques (ou maisons cubes) sont un ensemble de cubes inclinés. Construction des année 1970 à Rotterdam par l’architecte néerlandais Piet Blom. J’ai un peu du mal à appréhender comment on est dedans !





Je viens de finir « Art nouveau » de Paul Greveillac. Un roman avec un titre comme celui-ci ne pouvait que me mettre l’eau à la bouche et, me frottant les mains, j’en salivais d’avance. Bon, j’ai un peu bavé mais pas longtemps…
Malgré une écriture particulière, très classique, rapide, incisive, assez brute finalement, les premières pages mystérieuses donnaient envie de plonger dans l’ambiance Budapestoise de cette fin du XIXème siècle. On suit l’arrivée dans la capitale hongroise de Lajos Ligeti, jeune juif viennois, des rêves et des ambitions architecturales démesurés plein la tête, mais qui malgré lui devra vite réfréner ses ardeurs.
J’ai aimé la première partie du livre avec cette ambiance particulière de l’est de l’Europe, en plein mouvement emplie d’appétits, de projets et de richesses. J’ai découvert la vie passionnante et bouillonnante des cabinets d’architectes avec leurs appels à projets, leurs concours, les tractations, leurs contraintes et leur concurrence féroce. La description des constructions et leurs technicités particulières, les idées modernes de certains se confrontant aux esprits classiques d’autres… Ce sont les débuts de l’architecture tout béton…. Tout cet aspect est vraiment intéressant mais il faut aimer sinon ça peut vite devenir rébarbatif voire ennuyeux.
La seconde partie est nettement moins réjouissante malheureusement. Sur fond de montée des nationalismes et l’antisémitisme, dans un empire austro-hongrois en pleine transition, la vie du héros du roman va être malmenée mais paradoxalement devenir nettement moins intéressante. On finit par tourner en rond, d’échecs cuisants en trahisons professionnelles, de désillusions en manque d’émotion on s’endort sur l’histoire qui n’en est plus une, sur des rêves qui deviennent des fantasmes. Dommage que l’auteur n’ait pas plus appuyé le trait sur les personnages du livre qui, peu creusés, deviennent fades et inintéressants. Difficile de ressentir pour eux la moindre empathie malgré la rudesse des épreuves. On s’essouffle et les pages deviennent de plus en plus difficiles à tourner.
Je retiendrai malgré tout l’originalité de l’histoire, Le monde mystérieux et impitoyable des cabinets d’architectes, les éléments historiques véridiques, le fait de croiser des personnages forts et emblématiques des lieux et de l’époque : Egon Schiele, Belà Bartok… mais le livre reste je pense plutôt clivant et assez fastidieux.

La première fois que je fais une tarte aux fraises 🙂 et comme je ne mange pas de fraises, une petite version avec des myrtilles 🙂
Pâte sucrée de Pierre Hermé et crème pâtissière de Christophe Michalak !




Une fois n’est pas coutume nous sommes en France, tout nouvellement inauguré le 26 juin dernier voici Luma Arles !

complexe artistique et culturel réalisé par la Fondation Luma de Maja Hoffmann, à Arles.



pas facile à intégrer dans le paysage…
Je viens de finir « l’Enigme de la chambre 622 » de Joël Dicker.
J’avais hâte de savoir si la déconvenue que j’avais ressentie avec son dernier roman « la disparition de Stéphanie Mailer » n’était que passagère ou si elle se confirmait. Bon, ça me fait mal au cœur de le dire, mais elle se confirme. Le début du roman était presque prometteur, j’ai bien aimé l’ambiance Genevoise, (mon voyage à Zurich m’est revenu en mémoire comme une riche et douce parenthèse). J’ai également apprécié l’originalité du milieu dans lequel se passe le roman : monde luxueux de la Banque, puis une histoire de meurtre, de trahison, d’amour, du presque banal mais agréable à lire. Et puis tout à coup patatras ! le subterfuge est dévoilé et le charme envolé. Tel un mauvais Deus ex machina le « mystère » révélé est d’une incrédibilité frisant l’indécence. Je crois que je n’ai jamais vu une si ridicule apothéose, je me suis sentie flouée, bafouée, presque humiliée de penser que le lecteur (en l’occurrence moi) se laisserait prendre à une telle escobarderie.
Difficile pour moi d’éprouver de l’empathie pour des personnages richissimes, roublards, et nés avec une cuillère en argent dans la bouche, et de croire que dans ce monde de requin qu’est la finance, les héros du roman se soient laissé berner comme ça. Bref, j’ai un peu eu l’impression que Dicker lui-même – en voulant absolument faire un panégyrique à la gloire de son défunt éditeur – s’est laissé submerger par la difficulté à trouver une fin originale à son histoire. Le style d’exécution fait quasi théâtral, caricatural, ça pourrait presque être du Feydeau tant le trait est exagéré et les dialogues frôlant le comique de situation voire la niaiserie (tellement peu crédible pour des magnats de la banque Suisse).
J’ai l’impression de ressentir ce qui s’est passé avec Douglas Kennedy dont j’avais adoré les premiers romans et qui depuis quelques années s’est enfermé dans un style nettement moins convaincant. La qualité d’écriture reste fort heureusement là et même si la déception m’aveugle un peu ce roman moyennement bien m’attriste surtout pour Dicker qui je l’espère saura vite retrouver l’éblouissant chemin sur lequel j’avais parcouru « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » et « le livre des Baltimore ».

Temple bouddhiste érigé en 1985 à l’ouest de Bangkok. J’aime la démesure Thaïlandaise de ce temple et sa prouesse architecturale. Apparemment lieu tenu plutôt secret des touristes !



Je viens de finir « là où rêvent les étoiles » de Eric Marchal. Ah quel bonheur, quel feu d’artifice, quelle révélation de lire un roman pareil ! enfin ! après plusieurs lectures mitigées dernièrement re-voilà un roman qui tire vers le haut !
Dès les premières pages nous sommes transportés en 1918 entre les murs du palais de l’Alhambra à Grenade dans le sud de l’Espagne. Quel dépaysement, quel voyage, quel enchantement… la visite du palais est juste extraordinairement si bien dépeinte que les odeurs, l’ambiance, les couleurs turbides nous explosent au nez et aux yeux. C’est un maelstrom olfactif apaisant, une farandole de mosaïques architecturales qui sont décrits et qui nous font voyager à travers ces pages. Entourés d’azulejos bleus tous plus beaux les uns que les autres, dans la chaleur de Géhenne de l’Andalousie, entre les murs délabrés de cette acropole dans laquelle nous errons, on s’émerveille et s’émeut.
Le roman se déroule entre 1863 et 1918 mais pas chronologiquement. Ces ricochets temporels ne sont pas du tout gênants et très bien compréhensibles. Tout commence par la rencontre en Espagne de Clement Delhorme (le passionné de météorologie et pionnier des vols en altitude en ballon) et Gustave Eiffel (le fameux ingénieur architecte). Des étincelles de la rencontre vont découler les futurs bouleversements technologiques des métiers-passions respectifs des deux Hommes.
Les vies des deux protagonistes vont être jalonnées de bonheur, de doutes, de réussites, de traîtrise mais aussi d’échecs et ainsi engendrer les merveilles architecturales que nous connaissons. Ici sont mêlées la fiction et l’Histoire. Si Clément Delhorme n’a pas existé, ses travaux et expériences ont bien été menés. Quant à Eiffel c’est avec délectation que nous allons suivre ses constructions toutes plus emblématiques les unes que les autres (notamment le sublime pont Maria Pia à Porto au Portugal, le Viaduc de Garabit dans le Cantal entre-autres, sans oublier, bien sûr, ses œuvres majeures : la splendide statue de la liberté à New York et la Tour Eiffel à Paris).
Le destin de ces deux génies sera à la hauteur de leurs rêves.
Quel travail ! quelle richesse ! Ce roman est tellement bien documenté tellement riche en faits et personnages historiques que l’on ne peut que sortir grandi après une telle lecture. C’est tout ce que j’aime ! des faits historiques, des destinées travaillées, creusées, des voyages, des découvertes… bref, je n’ai guère trouvé de défauts à ce roman hormis peut-être, si on veut être objectif, quelques longueurs en dernière partie de livre mais toujours anoblies d’anecdotes architecturales, historiques et technologiques (on assiste aux balbutiements de grandes découvertes en matière de photographie et médecine notamment).
Bref, j’ai rencontré des personnages illustres (Victor Hugo, Jules Ferry, Bartholdi, Emile Zola, Flammarion…) j’ai voyagé (j’ai l’impression de connaître chaque recoin de l’Alhambra, chaque pièce, chaque azulejo, de reconnaître aitre l’odeur de chaque fleur, la splendeur de chaque bassin), j’ai l’impression de connaître chaque boulon du pont de Porto et chaque rivet de la Statue de la Liberté…
De l’Eden Andalou à la grisaille Parisienne en passant par le chamarré Porto l’exotisme est au rendez-vous, la passion également… je n’ai pas vu passer les 730 pages.
Là où rêvent les étoiles… je ne sais pas… mais dans mes yeux elles ont bien scintillé.

Alors là pour être moderne c’est moderne… on soigne ici les maladies du cerveau et les troubles cognitifs mais rien qu’en arrivant on se demande si ce n’est pas des yeux dont on souffre 🙂




Conçu par l’architecte Frank Gehry voici un lien relatant toute l’intéressante histoire de ce bâtiment.
http://healthcare.wsp-pb.com/fr/portfolio/centre-lou-ruvo-sante-cerveau-clinique-cleveland/
Je viens de finir « Impact » d’Olivier Norek. Une nouvelle fois un livre conseillé par ma collègue de travail qui est fan d’Olivier Norek.
Décidemment je crois que je ne suis pas aussi amatrice qu’elle… pourtant ce roman partait d’une bonne – excellente même – intention : le postulat est planté dès le début : notre planète Terre souffre ! tous les problèmes écologiques sont ici évoqués : le dérèglement climatique, la fonte des glaces, la pollution des océans, des terres, de l’air, la disparition des animaux, la déforestation, la disparition des espaces sauvages, les pandémies… bref toutes les horreurs commises directement ou indirectement par l’Homme y sont ici ouvertement dénoncées. Les « coupables » sont dévoilés, accusés, manipulés, humiliés…
Bon vous l’aurez compris l’Ecologie est le maître mot de ce roman. Mais même avec les meilleurs acteurs du monde si le scenario est trop léger le film sera un navet… et bien là c’est le cas. Le roman est « vide ». Il a été, on le sent, écrit un peu à la va-vite pendant le premier confinement dû au CoVid. Notre actualité a donné des idées à Norek pour écrire ce roman se voulant coup de poing et exutoire mais je n’ai malheureusement pas accroché (et pourtant je le voulais…). Sur fond d’une banale et facile histoire de kidnapping Norek aligne paragraphe après paragraphe la liste des catastrophes écologiques dont nous souffrons. Tout est malheureusement survolé, effleuré, chatouillé mais aucune solution n’est abordée ; finalement nous n’apprenons rien et finissons par déprimer de désespoir… Quant à la fin alors là… j’ai ouvert tout-rond les yeux d’incrédulité et de scepticisme… bon…
Malgré le message (encore une fois plus que louable) qu’il a voulu transmettre Norek reste pour moi un écrivain qui ne cherche pas trop la difficulté. J’ai toujours un sentiment d’affleurement et la profondeur me manque désespérément dans ses livres… dommage car les sujets sont originaux et méritoires et dénoncent toujours un malaise sociétal mais rahhh… il me manque l’étincelle… dommage, mon exigence littéraire me perdra.

Originaux ces petits gâteaux suédois aux flocons d’avoine et fourrés au chocolat ! miam ! ça colle un peu aux dents mais c’est gourmands (mais hyper long à faire !)

