Je viens de finir « les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker. C’est le tout premier roman écrit par Dicker pour lequel j’ai, avec une immense joie, découvert récemment l’existence (après avoir dévoré « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » et le « livre des Baltimore »).
Nous sommes donc ici face à son tout premier roman très différent des suivants puisqu’axé sur le SOE (Special Operations Executive) service secret britannique créé par Churchill en 1940.
Nous découvrons ici comment sont recrutés les agents (pour la plupart des civils ayant des qualités ou capacités diversement utiles) chargés de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies.
Le roman se découpe en 3 parties, la formation des agents et leur entrainement, la seconde partie les actions menées sur le terrain la dernière partie la fin de la guerre et les pansements des blessures.
Je ne suis pas la plus grande fan de livres sur la seconde guerre mondiale mais je me devais de lire le premier romande de Dicker. Il est certes très différent des suivants de par son thème mais on sent ici poindre les prémices de ce qui va devenir l’essence de Dicker : les relations entre les gens, la puissance de l’amitié, la force de l’amour, l’inébranlable lien parental… tout y est ici expressément ressenti sur fond de terreur guerrière.
Bien sûr il y a quelques maladresses dues à la jeunesse et l’impétuosité des premiers romans, un peu de mièvrerie sans doute inadéquate, un peu de gaucherie sentimentale mais on lui pardonnera aisément.
Un énorme travail de recherche et retranscriptions historiques pour lesquelles je me fie à ses écrits puisque loin d’être assez érudite en la matière mais j’ai beaucoup aimé découvrir cette facette tellement british, la profondeur des héros, l’abnégation patriotique, la terreur, la peur, la faim, la souffrance… je trouve que pour un premier roman Dicker se sort très bien de l’exercice sans prétention et avec des grandes capacités émergeantes on le sent (et on l’a vu).
Bref, quand même plutôt à réserver pour les amateurs de romans de guerre car ça pourrait être quelque peu ennuyeux sinon mais très puissant et enrichissant.