Mes lectures

« L’Outsider »

Je viens de finir « L’outsider » de Stephen King.

Quel bonheur de retrouver son écrivain préféré ! « L’outsider » pourrait être une suite de la trilogie Bill Hodges même s’il n’est pas présenté comme tel car si dans la première partie ça n’apparaît pas, nous retrouvons une ancienne connaissance en deuxième partie qui nous éclaire beaucoup sur l’identité et l’entité de cet « outsider » !

Une nouvelle fois King nous démontre qu’il est bien le maitre de son art ; la première partie m’a énormément plu, très puissante et avec des moments très forts et décrits admirablement bien, je me suis presque retrouvée en train de lire les premiers King si intenses. Dommage la seconde partie est moins surprenante, de bons moments bien sûr et des personnages toujours aussi bien ciselés, mais un petit goût de déjà lu. La fin en apothéose comme il en a l’habitude est peut-être un peu trop facile si on est critique…

Donc un excellent King sûrement pas le meilleur mais toujours un excellent moment.

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« Et si les chats disparaissaient du monde… « 

Je viens de finir « Et si les chats disparaissaient du monde… » de Genki KAWAMURA.

Tout petit roman qui m’a beaucoup étonné. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture et avais donc un a priori plutôt léger de ce roman, j’imaginais tout sauf ça.

Loin d’être aussi désinvolte et superficiel que je le pensais ce roman construit en sept chapitres (représentants les 7 jours de la semaine) est en fait une ode à la réflexion sur soi-même. Une petite pépite, tel une perle dans une nacre japonaise ce récit ne peut nous laisser indifférent et les questions que l’on se pose nous obligent à de longues et difficiles cogitations. Le constat est très simple, on le sait en regardant au dos du livre : vous avez une maladie incurable, le diable (habillé en Beach Boys !) vous propose un deal : effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre et vous gagnez vingt-quatre heures de vie supplémentaires. Et donc là évidement je vous imagine déjà tout comme moi chercher quoi supprimer… ça semble facile ? pas tant que ça ! et c’est là que ce petit bijou japonais écrit presque comme un haiku tellement il est court dévoile toutes ses richesses d’écriture.

J’ai une nouvelle fois aimé le rythme et cette délicatesse que l’on ressent comme chez Murakami (peut être l’apanage des écrivains japonais ?), la retenue et la discrétion, le dévouement et la pudeur caractéristique de ce peuple mystérieux. Bref vous l’aurez compris c’est une petite découverte qui m’a ravie et emplie de nostalgie et d’une douce mélancolie…

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« Le Hibou »

Je viens de finir « Le Hibou » de Samuel Bjork. Ahh en voilà un livre qui a un bon titre 🙂

J’ai commencé ce livre avec un léger a priori imaginant pas grand-chose de palpitant ou novateur mais j’ai été plutôt agréablement surprise !

Roman norvégien dans la même trempe que la série d’aventures d’Erica Falck de Camilla Läckberg – qui elle est suédoise par contre – et que j’aime beaucoup. Les paysages glacés et peu ensoleillés des automnes nordiques rendent l’ambiance frileuse et le poil se hérisse pas seulement à cause de la scène de crime.

Polar scandinave rondement mené avec tous les ingrédients qu’on attend de ce genre de roman : suspens, flash-back, découvertes, doutes, fausses pistes… on est mené en bateau comme on s’y attend mais comme on espère aussi… Les personnages policiers ne sont cependant pas très originaux (on n’évite pas le récurrent cliché du flic qui souvent dans les séries ou les romans sont ou « borderline » ou névrosés ou en train de divorcer ou en tout cas rarement dans une routine de vie toute rose…) ; Ce n’est peut-être pas le polar de la décennie mais le mode opératoire du tueur a le mérite d’être original (rapport au titre) et quelques scènes assez percutantes en font un bon roman.

Les chapitres courts et incisifs en font une lecture rapide ; à conseiller plutôt aux amateurs de polars scandinaves.

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« Les derniers jours de nos pères »

Je viens de finir « les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker. C’est le tout premier roman écrit par Dicker pour lequel j’ai, avec une immense joie, découvert récemment l’existence (après avoir dévoré « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » et le « livre des Baltimore »).

Nous sommes donc ici face à son tout premier roman très différent des suivants puisqu’axé sur le SOE (Special Operations Executive) service secret britannique créé par Churchill en 1940.

Nous découvrons ici comment sont recrutés les agents (pour la plupart des civils ayant des qualités ou capacités diversement utiles) chargés de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies.

Le roman se découpe en 3 parties, la formation des agents et leur entrainement, la seconde partie les actions menées sur le terrain la dernière partie la fin de la guerre et les pansements des blessures.

Je ne suis pas la plus grande fan de livres sur la seconde guerre mondiale mais je me devais de lire le premier romande de Dicker. Il est certes très différent des suivants de par son thème mais on sent ici poindre les prémices de ce qui va devenir l’essence de Dicker : les relations entre les gens, la puissance de l’amitié, la force de l’amour, l’inébranlable lien parental… tout y est ici expressément ressenti sur fond de terreur guerrière.

Bien sûr il y a quelques maladresses dues à la jeunesse et l’impétuosité des premiers romans, un peu de mièvrerie sans doute inadéquate, un peu de gaucherie sentimentale mais on lui pardonnera aisément.

Un énorme travail de recherche et retranscriptions historiques pour lesquelles je me fie à ses écrits puisque loin d’être assez érudite en la matière mais j’ai beaucoup aimé découvrir cette facette tellement british, la profondeur des héros, l’abnégation patriotique, la terreur, la peur, la faim, la souffrance… je trouve que pour un premier roman Dicker se sort très bien de l’exercice sans prétention et avec des grandes capacités émergeantes on le sent (et on l’a vu).

Bref, quand même plutôt à réserver pour les amateurs de romans de guerre car ça pourrait être quelque peu ennuyeux sinon mais très puissant et enrichissant.

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« Baby Doll »

Je viens de finir « Baby doll » de Hollie Overton.

J’avais acheté ce livre que je ne connaissais pas du tout car le résumé de quatrième de couverture m’avait intéressée. Une histoire de longue séquestration (ce qui n’est pas sans rappeler la terrible histoire de Natascha Kampusch) et la reconstruction après l’évasion (ce qui n’est pas sans rappeler non plus énormément l’excellent film « Room » que j’avais beaucoup aimé). Une promesse de terreur pour le lecteur était en point de mire mais je l’ai attendue vainement… L’histoire est bien écrite, terriblement réaliste et frustrante mais j’espérais avec ce roman un peu plus d’originalité et de puissance. Je n’ai guère ressenti la détresse de l’héroïne dans sa captivité ni la tension souhaitée de son évasion. La reconstruction post captivité est à mon goût un peu trop « facile » et la confrontation avec le geôlier peu crédible. Quant à la fin je suis plutôt déçue de son incohérence. Bref, vous l’aurez compris plus que mitigée après cette lecture somme toute agréable et rapide mais pas assez incisive voire agressive ; trop de scènes peu crédibles avec les personnages qui gravitent autour de l’héroïne…

Bof bof

Peut-être comme me l’a-t-on signalé j’aurais plus accroché si je n’avais pas vu « Room » avant… peut-être.

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« Le meurtre du Commandeur » Livre 1 et 2

Je viens de finir « Le meurtre du Commandeur » Livre 1 et 2 d’Haruki Murakami.

On connait Murakami depuis de nombreuses années maintenant et je pense qu’on aime ou on n’aime pas. Le style et l’art de Murakami est ici encore complètement magnifié. Roman en deux tomes (je ne vois pas pourquoi, ça aurait pu être facilement réuni en un seul ouvrage) qui nous fait une fois de plus voyager aussi bien mentalement (avec les décors japonisants amoureusement bien décrits) que psychiquement (pour nous laisser nous perdre dans les méandres de notre esprit – ce qui est toujours un peu l’apanage de Murakami –).

J’ai adoré ce roman, le thème, l’ambiance, le rythme, les personnages, tout m’a envouté. Le personnage principal se retrouve face à lui-même dans un lieu mythique et mystique et il va exercer son métier de peintre portraitiste pas toujours dans l’optique qu’il pensait.

Le début du roman est plutôt simple et classique mais au fil des pages l’envolée psychique prend de l’ampleur et nous voilà transporté dans le labyrinthe alambiqué de l’esprit du personnage (si ce n’est celui de Murakami lui-même).

Les décors de la campagne japonaise, les références artistiques, musicales, picturales, l’analyse physique et psychologique des personnages… tout y est savamment analysé, détaillé telle une estampe japonaise, légère et minutieuse…

J’avais bien aimé 1Q84 l’impressionnante œuvre que Murakami avait écrite mais celui-là j’ai nettement préféré, c’est plus subtil, plus ciselé et j’ai été happé par la poésie de l’histoire. Je ne veux pas trop dévoiler les secrets et mystères du livre mais je le conseille vivement si vous souhaitez découvrir cet auteur que j’affectionne particulièrement – mais c’est juste une « Idée » 🙂

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« Dans son silence »

Je viens de finir « Dans son silence » de Alex Michaelides. Roman offert par ma marraine Adrienne qui a très bien su cerner mes goûts. Thriller psychologique comme je les aime, efficace et inattendu.

L’histoire se déroule dans un hôpital psychiatrique (je ne sais pas pourquoi les univers carcéraux et psychiatriques m’ont toujours fascinés -sans doute « malsainement » – et j’adore les livres, films ou séries s’y déroulant) mais ici on est loin du côté dérangeant qu’il pourrait y avoir, l’ambiance est relativement soft.

Les personnages sont habilement sondés et le style de l’écrivain percutant ; les paragraphes sont courts et l’écriture rapide ce qui en fait une histoire sans temps mort et punchy. Rempli de suspens et avec une fin surprenante tous les ingrédients sont là pour que le cocktail fasse effet. Certes il ne révolutionnera pas le monde des thrillers mais si on aime le genre on passera un excellent moment.

Encore merci Adrienne pour le cadeau.

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« Le cœur de l’Angleterre »

Je viens de finir « le cœur de l’Angleterre » de Jonathan Coe. Moi qui suis plutôt fan depuis très longtemps de tout ce qui touche culturellement à la Grande-Bretagne, ce roman était donc plutôt attirant à mes yeux. Jonathan Coe nous raconte ici à travers ses personnages le visage du Brexit vu « de l’intérieur ».

Ce roman est la « suite de « Bienvenue au club » et « cercle fermé » que je n’avais pas lu donc, pour ce troisième volet, j’ai été un peu perdue pour me situer tous les personnages bien qu’appartenant à la même famille ou dans un cercle proche. Mais finalement on s’y retrouve et ça ne pose pas vraiment de problème (sauf que je ne pense pas du coup lire les 2 premiers sachant maintenant leur destiné).

L’histoire de ce roman se déroule tranquillement dans le flegme britannique qu’on leur connait, sans grand suspens ou grands moments mais quelques petites scènes amusantes et cocasses dont seul l’humour anglais a le secret. Les symptômes du Brexit sont ici bien analysés et décrits à travers plusieurs regards et il est vrai que j’ai ainsi pu appréhender les différents aspects de cette rupture sous de nouveaux angles. Bon faut quand même avouer que j’étais parfois un peu dans les brumes en essayant de décrypter les aspects labyrinthiques politico politiques du pays.

Le conservatisme de la perfide Albion est ainsi un peu malmené, on sent bien que Coe est plutôt anti Brexit mais en même temps ses détracteurs ne sont pas pour autant dénigrés. On sent bien le tiraillement que les anglais eux-mêmes subissent à se demander si ce Brexit sera un bienfait ou au contraire leur probable perte.

Bref, ce n’est peut-être pas le roman de l’année mais un bon moment malgré tout et surtout auréolé d’excellentes références musicales qui nous rappellent que la musique britannique reste en première place dans mon cœur. So smart.

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« Le livre des Baltimore »

Je viens de finir « le livre des Baltimore » de Joël Dicker.

J’avais tellement adoré (pour ne pas dire plus) « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » du même auteur que j’abordais ce livre pleine d’envie. Et bien je l’avoue, mon coup de foudre littéraire est plus que confirmé. J’ai dévoré ce roman qui mêle pour moi tout ce que j’adore… des histoires d’amitiés indéfectibles, des trahisons, des destins brisés et surtout des personnages tellement attachants et vrais, qu’on a l’impression de les connaître depuis toujours. Pour moi il n’y avait que Stephen King qui me faisait ressentir ça et là… je me régale autant… pour l’instant… loin de moi l’idée de le comparer au King et sa centaine de chefs-d’œuvre.

On retrouve l’écrivain Marcus Goldman le même « héros » que dans « l’affaire… » (bien qu’il n’y ait aucun lien entre les deux histoires), toujours aussi attachant et touchant. Les ressentis, les émotions, les sentiments sont tellement bien décrits, on est heureux avec eux, triste avec eux, inquiets avec eux, bref, j’ai été captivée du premier au dernier mot du livre. La facilité de tenir en halène le lecteur semble naturelle et la montée en puissance du « Drame » attendu est poignante.

Bref, vous l’aurez bien compris je suis fan du style d’écriture de Dicker, c’est tellement fluide, tellement naturel, on tourne les pages sans même s’en rendre compte et en quelques jours le livre est déjà fini et là on est triste…du moins moi..

Je ne veux pas m’emballer avec Dicker car je l’ai été avec Douglas Kennedy et j’ai vite déchanté mais avec lui j’ose espérer qu’il garde la même fraicheur, la même rythmique et le même style d’écriture.

A suivre de près !

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« Vernon Subutex »

Je viens de finir la trilogie « Vernon Subutex » de Virginie Despentes. J’ai lu les 3 livres d’un coup… je n’aurais pas dû ??

J’avais tellement entendu parler de Virginie Despentes et de son « Vernon Subutex »… j’ai l’impression que j’entends ce nom depuis des années et des années alors qu’en fait le premier ne date que de 2015… d’où ma curiosité titillée et l’envie que me plonger dans ce mythe littéraire… ben… J’attendais le côté sulfureux, rock, déjanté dont est « tatouée» Virginie Despentes j’ai été un peu déçue…

J’ai eu beaucoup de mal à me rendre sympathique le personnage « principal » (je mets principal entre guillemets car finalement ce n’est même pas lui qu’on suit le plus…) Vernon Subutex, ancien disquaire désabusé, gourou énigmatique voir chamanique malgré lui, ni sympa ni vraiment intelligent, mec paumé drogué et blasé, pas vraiment le genre de « héros littéraire » que j’apprécie mais bon… faut quand même avouer qu’il y a de « grands » passages très travaillés, des envolées lyriques dénonçant « l’effondrement » de notre société, nos « mal-être », nos pensées cachées qui heureusement sauvent les lenteurs que j’ai ressenties en lisant ces livres.

Beaucoup de personnages plus ou moins intéressants, une fin qui pourrait être la définition de l’expression « n’importe quoi » mais un style percutant et moderne dans lequel toutes les classes sociales peuvent s’identifier ; c’est incisif parfois vulgaire mais je pense, ça deviendra culte ! un coup de pied dans la fourmilière… bref, je reste mitigée tout de même faute aux longueurs et à cette fin irréaliste, peut-être mon impression s’améliorera une fois ce livre plus digéré.