Mes lectures

« Bed Bug » de Katherine Pancol

Je viens de finir « Bed Bug » de Katherine Pancol. Je suis cette auteure depuis maintenant pas mal d’années : je m’étais régalée avec ses Crocodiles aux yeux jaunes, ses Tortues qui dansent et ses Ecureuils tristes … mais après avec ses « Muchachas » et « Trois baisers » l’enchantement était un peu retombé…

Le personnage principal, Rose, est une jeune chercheuse en biologie, elle vit avec sa mère et sa grand-mère, trois femmes, trois générations et donc trois styles de vie différents ; fatalement ça donne des étincelles.

Rose est pleine de vie, pleine d’espoirs, pleine de fantasmes et en même temps emplie de peur, de tristesse, de désillusions et de traumatismes. Le sujet de fond du roman (et donc le « mal » dont « souffre » Rose sans en avoir pleinement conscience) est bien sombre et difficile à traiter et du coup la légèreté de ton et la manière guillerette de la narration donnent un drôle de mélange, presque malaisant. Un peu de mal finalement à éprouver de l’empathie pour l’héroïne tellement son indécision de midinette devient pénible.

Le côté atypique, intéressant et original du roman : le parallèle fait entre nos mœurs d’humains et celles des insectes. Un gros travail d’entomologie est ici mis en exergue et c’est intéressant, parfois déroutant, souvent impressionnant ! Le monde des humains à côté de celui des insectes c’est les Bisounours !!

Malgré un langage un peu trop cru et l’usage un peu trop régulier d’allusions sexuelles on retrouve enfin ici le style Pancol enjoué, percutant, incisif, léger et moderne comme dans sa première trilogie.

Bref, une chercheuse qui se cherche, une luciole qui s’illumine, une famille qui n’ose pas se parler, une sexualité un peu trop débridée, une sérendipité médicale un peu trop facile et un gimmick un peu trop malaisant (« toutes les filles »…) voici le cocktail de ce « Bed Bug », petit roman sympa et léger en surface mais qui surfe peut-être un peu trop sur la vague de « l’androphobie » …

architecture

« Copan » à Sao Paulo

Encore une « magnifique » réalisation !! l’immeuble Copan est un bâtiment de 140 mètres de hauteur et de 38 étages situé dans la ville de Sao Paulo au Brésil. Conçu par l’architecte Oscar Niemeyer et construit entre 1957 et 1966. Il compte 1 160 appartements pour environ 5 000 résidents ! bonjour la fête des voisins 😉

Le plus impressionnant : son escalier de secours !

Mes lectures

« Tout est possible » d’Elizabeth Strout

Je viens de finir « Tout est possible » d’Elisabeth Strout. J’avais été tellement enchantée par son roman « Olive Kitteridge » que j’avais mis la barre très haut pour cet opus. Dommage je ne savais pas qu’il s’agissait de la suite de « Je m’appelle Lucy Barton » et du coup j’ai lu la suite avant le premier… mais ça ne m’a pas vraiment gêné car ici Elizabeth Strout brosse le portrait de plusieurs personnages et du coup chaque histoire est traitée « indépendamment » comme sous forme de « nouvelles » ou plutôt de chroniques.

Elizabeth Strout telle un Caravage nous peint ici des portraits dont elle maîtrise parfaitement le clair-obscur. La mise en lumière des côtés sombres est parfaitement exécutée et les sentiments ressentis par les personnages sont extrêmement précis et justes. Le point commun de tous ces protagonistes vivant dans le village d’Amgash est la sortie d’un roman autobiographique écrit par une des anciennes habitantes du village et cette parution va réveiller les secrets les plus enfouis des villageois sentant la menace de leurs intimités dévoilées.

C’est un tout petit roman mais comme chaque ligne se déguste on ne reste pas sur sa faim malgré le léger manque d’empathie pour les personnages.

Elizabeth Strout n’a pas sa pareille pour ciseler les portraits de ses personnages, nous plonger dans leur subconscient et révéler leurs blessures, maîtriser l’art du non-dit sur le bout des doigts et dominer l’effet choral impeccablement ; malheureusement les histoires de ce « roman » m’ont moins interpellées. Je n’ai pas été happée comme je l’aurai espéré même si on retrouve son ambiance et écriture habituelle. Il m’a manqué un petit quelque chose. Un roman une nouvelle fois rempli de mélancolie mais avec une fin pleine d’espoir car oui « tout est possible » !  Très bon moment tout de même !

mes voyages

« Cinque Terre » 11-12-13 novembre 2022

Quel magnifique, magique et merveilleux voyage que nous avons fait en terres liguriennes.

Cinque Terre ce sont 5 villages tous plus beaux, atypiques et sauvages les uns que les autres. Emerveillement et étoiles dans les yeux au rendez-vous !

Si les superlatifs me manquent pour décrire tout ce que nous avons ressentis les photos heureusement parlent d’elles-mêmes !

Corniglia :

Village dans lequel nous avions loué notre chambre (voici la vue depuis notre chambre avec le village de Riomaggiore au fond)

Le plus sauvage et « fermé » des 5 villages. Pas d’accès à la mer pour celui-ci et surtout 384 marches à monter ou descendre pour arriver à la gare ferroviaire (seul moyen pour relier les villages) ! ça fait les mollets !

Village somme toute superbe et au panorama majestueux (et aux délicieuses glaces 😊).

La Gare de Corniglia (accessible après 384 marches – oui oui j’ai compté !)

Le sentier entre Corniglia et Vernazza

Sauvage mais aménagé une randonnée d’une bonne heure et demie de marche dont mes chevilles se souviennent encore mais dont mes yeux me remercieront toujours ! à faire dans le sens Corniglia / Vernazza et non l’inverse (à moins que vous aimiez l’escalade 😊)

Avec Corniglia derrière

Corniglia vue du sentier

Vernazza

L’arrivée sous le soleil couchant restera sans aucun doute une des visions les plus fabuleuses de tous mes voyages. Romantisme et enchantement garantis ! c’est tout simplement magique, d’ailleurs les larmes me sont montées aux yeux instantanément une fois le pied posé sur la place du port ! instant émotion garanti !

Petit village côtier où le bon vivre fait loi et où l’alanguissement fait légion.

On y est revenu de jour dimanche pour profiter à nouveau du village de Vernazza !

Monterrosso

Le plus grand, accessible et « classique » des 5 villages ; plus prisé des familles et touristes en villégiature.

Son géant (hommage à Neptune) de 14 mètres en béton construit en 1910 mais ayant subit des graves dommages en 1966 lors d’une tempête (il a perdu ses bras, son trident, sa coquille et une jambe). Il reste néanmoins impressionnant et inattendu.

Très belle balade dans le village et ses plages j’ai adoré.

Manarola

Sans doute le village le plus impressionnant par son port atypique et son village photogénique. La visite de nuit est magique. Pleins d’émotions se bousculent quand on visite ce village de nuit quand il n’y a presque personne, c’est un peu oppressant et impressionnant en même temps. Très particulier comme village !

On est arrivé de nuit :

et on y est retourné de jour :

Riomaggiore

Petit coup de cœur pour ce village tout en vertical mais très accueillant dont la promenade, la petite plage aménagée et le tunnel reliant la gare au village m’ont séduit. J’aurai aimé y rester plus longtemps. Petite pépite !

Vous l’aurez remarqué le parc des Cinque Terre a gardé son aspect sauvage et parfois rude mais la beauté des paysages est tout simplement magique !

Si les superlatifs me manquent pour décrire tout ce que nous avons ressentis les photos heureusement parlent d’elles-mêmes !

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« Si ça saigne » de Stephen King

Je viens de finir « Si ça saigne » de Stephen King. Je ne ferai pas l’affront de vous présenter Stephen King ! Qui ne connaît pas encore le Maître du roman à suspens ? « Si ça saigne » est ici un recueil de 4 nouvelles (exercice particulier dans lequel il excelle).

Il existe des gens que l’on ne connait pas personnellement mais qui ont quand même une place particulière dans nos cœurs, parce qu’ils nous font penser à une époque, un lieu, une rencontre, un souvenir… King fait partie de ces gens-là. Stephen King c’est mon adolescence, mes premières lectures, des romans mythiques (« Simetierre » ou « Misery » entre-autre) que je lisais en cachette pendant les cours de chimie à Tahiti… (aïe aïe aïe si mes parents lisent ça…) bref, j’éprouve une « tendresse » toute particulière pour cet auteur et les années passant ce sentiment se renforce à mesure que son âge et le mien avancent. Tout ça pour dire que même si on le sait et on le sent depuis quelques années déjà l’intensité et « l’extravagance » du Maître ont quelque peu diminué mais chaque ligne de ce qu’écrit Stephen King reste indéniablement un moment de lecture singulier même au bout du 72ème livre que je lis de lui…

La première histoire du livre « le téléphone de M. Harrigan » est pour moi excellente. Originalité des personnages et de l’histoire, sentiment d’amitié fort et poils des bras qui s’hérissent comme on aime ! l’adaptation cinématographique est déjà en ligne sur Netflix !

La seconde étrangement et honnêtement… je ne l’ai pas comprise ! drôle de construction, histoire biscornue et personnages fades, bref on ne dirait pas du King. Je n’ai pas réussi à saisir l’intérêt ni la finalité de cette histoire, dommage !

La troisième histoire nous permet de retrouver Holly Gibney que l’on connait depuis « Monsieur Mercedes », « Carnets noirs », « Fin de ronde » et « L’outsider ». Personnage atypique sympathique et attachant que l’on aime suivre mais qui du coup ne nous offre pas vraiment de surprise littéraire. L’histoire prévisible reste malgré tout très agréable à lire.

La dernière histoire « Rat » reste pour moi la meilleure, j’ai adoré. On retrouve ici le King que l’on adore et qui explore les tréfonds de l’âme humaine. Même si la trame de l’histoire est connue et maintes fois traitée j’adore ces moments ou le personnage principal lutte contre ses (des ?) « démons » et où la réalité frôle (ou non ?) l’imaginaire. Jusqu’où l’être humain est-il capable d’aller pour assouvir ses désirs ?

Donc, malgré une légère inégalité dans la qualité des histoires le recueil reste excellent. Même si comme je le disais les Grands Frissons ne sont plus au rendez-vous attendez-vous quand même à ressentir quelques frémissements.

Mes lectures

« Olive Kitteridge »

Je viens de finir « Olive Kitteridge » d’Elizabeth Strout.

Je ne connaissais pas du tout cette auteur (ou autrice !) et je viens de la découvrir à travers ce « roman ». Je mets roman entre parenthèses car il s’agit ici d’un opus polyphonique à la structure particulière. Pas vraiment un roman, pas réellement des nouvelles, pas véritablement des chroniques et en même temps un peu tout ça réuni.

On y suit Olive Kitteridge ancienne prof de math aux abords rudes mais ce ne sont que des abords… quoi que…

Plusieurs saynètes s’y succèdent et permettent ainsi de se focaliser sur les moments importants ou particuliers de la vie d’Olive et son entourage.

J’ai plongé à cœur perdu et sans aucune amarre dans cette histoire dès les premières lignes. L’atmosphère du lieu (le Maine sauvage cher à mon cœur et à celui de Stephen King mais là je m’égare…) et l’attachement profond que l’on ressent pour les personnages font que cette petite pépite est devenue grand joyau dans ma « bibliothèque » personnelle. J’ai immédiatement ressenti une bouffée de gratitude, d’émotions, de bien être profond entremêlé de mélancolie au travers de ces moments d’histoires. Pourtant à y regarder de plus près ces moments sont simples, il ne se passe rien d’extraordinaires et cependant… Tous ces sentiments se sont bousculés en moi à chaque ligne dévorée et une profonde tristesse s’est emparée de moi une fois ce livre fini. Comment ralentir l’inéluctable je ne voulais pas quitter ce livre, je ne voulais pas quitter ce lieu et je ne voulais pas quitter Olive… mais pas le choix.

Je n’aurais peut-être pas ressenti ces frissons en lisant ce livre à une autre période de ma vie mais il est tombé là et ce qu’il m’a procuré restera gravé dans mes coups de cœur littéraires.

Une mini-série en a été adaptée avec entre autre Frances McDormand, Richard Jenkins et Bill Murray (on ne pouvait pas trouver mieux !) je dois voir ça d’urgence !

Prix Pulitzer amplement et plus que mérité ! d’une beauté sincère, profonde et pure ! un petit bijou littéraire pour moi !

mes voyages

Mon parcours quotidien

Je ne suis pas Spielberg c’est clair mais avec les moyens du bord voici à quoi ressemble mon parcours quotidien à vélo de chez moi jusqu’à mon travail et vice versa.

Ne pouvant pas prendre de vidéos de plus d’une 1/2 heure elles sont forcément coupées mais sinon tout y est !

Aller 1ère partie

https://youtu.be/ha46FRVuDxY

Aller 2nde partie

https://youtu.be/m68N5y0EyEM

retour 1ère partie

https://youtu.be/yC_5yXpjktk

retour 2nde partie

https://youtu.be/s-MwKIFVHyw

oui on dirait que je roule très doucement c’est frustrant 🙂

Mes lectures

« Le rapport Chinois »

Je viens de finir « Le rapport chinois » de Pierre Darkanian.

Pour son premier roman on peut dire de Darkanian frappe fort ! Si le terme « jubilatoire » devait s’appliquer à un roman ce serait celui-ci ! Ce livre nous plonge dès le début dans une absurde euphorie dont on ne décroche pas avant la dernière ligne. Comment ne pas se rappeler le « brillantissime » Ignatius Reilly de « La conjuration des imbéciles » dont ici le personnage principal (Tugdual Laugier) se rapproche vivement.

La plongée dans le « monde du travail » et ses arcanes (descriptions se voulant pourtant caricaturales tant l’incongruité y est exacerbée) est tellement proche de la réalité qu’on y reconnaît forcément des situations vécues ou des collègues proches (voir soi-même…).

On se croirait immergé dans le monde labyrinthique et obscure du fonctionnariat français et je me revois encore hocher de la tête et sourire de « blasement » tellement les portraits dressés du « système professionnel » y sont décrits avec justesse.

L’ignominie égocentrique et l’incompétence professionnelle du « héros » de l’histoire nous font naviguer entre la détestation et la vénération…

Ce livre est purement exaltant et en même temps tellement démoralisant car on sait bien que certains acteurs de la « vie politique » ou certaines « grandes puissances » professionnelles gouvernent ou donnent des ordres malgré leur impéritie tout en se sentant investis de grandes missions…

Bref, ce roman ciselé à la pointe d’un couteau, affuté comme la lame d’un rasoir est une petite pépite d’humour noir dont on se délecte volontiers, c’est l’apologie du néant, la mise en avant de la bouffonnerie royale, la mise en exergue de la bêtise humaine un voyage dans les limbes du vide intellectuel, bref une ode à l’oisiveté. Ubuesque mais délectant.