Mes lectures

« Après » de Stephen KING

Je viens de finir « Après » de Stephen King.

Et oui… encore un Stephen King, mais je vous le confie, c’est un « encore » qui est plus qu’enthousiaste car, malgré ma presque non-objectivité légendaire envers le Maître ce livre-ci m’a particulièrement régalé !

Je l’ai plusieurs fois fait remarquer c’est vrai, et là je suis objective, les livres de King même s’ils étaient un peu en dessous depuis quelques années étaient toujours un pur délice à lire et se dévoraient toujours avec plaisir. Mais avec « Après » j’ai eu l’impression de presque retrouver les palpitations que je ressentais avec ses premiers « best-sellers ».

Encore une fois la trame du livre avait tout pour me plaire : le héros, un gamin bien sympa qui a un don particulier. Le hic : parfois les dons peuvent s’avérer être plus un fardeau qu’une bénédiction !

Vous vous en doutez donc ce héros va être confronté à ses (des) démons qui ne vont pas lui rendre la vie facile (et à nous non plus de facto).

Je ne dévoilerai pas une ligne de plus de l’intrigue (la quatrième de couverture le fait malheureusement pour nous et d’ailleurs si vous pouvez résister à la tentation de la lire ce n’est pas plus mal) mais je peux affirmer que « Après » va réveiller quelques frissons et vous faire tourner les pages bien vite. Impossible de lâcher le bouquin, quelques heures suffisent pour le dévorer et nous laisser encore un vide après la dernière ligne !

Les points forts du roman : Stephen King arrive encore tant d’années après à trouver une trame originale et inédite et réussit une nouvelle fois à nous rendre accro au personnage principal avec ses aspects touchants et vulnérables. De plus il y a zéro temps morts, aucune place aux longueurs on reste dans la tension du début à la fin.

Le point négatif du livre, une tendance à la répétition un peu énervante de certaines phrases qui pour moi n’avaient pas lieu d’exister (comme : « j’expliquerai ça plus tard » ou « Ceci est une histoire d’épouvante, je vous avais prévenu  » mais bon, on (je) lui pardonne cette maladresse).

On est loin de l’épouvante des débuts certes mais on y retrouve presque la saveur et rien que pour ça ça vaut le coup ! un léger goût de trop peu me vient en bouche mais mon petit doigt me dit que ce n’est pas impossible qu’une suite soit dans les tiroirs de King ! Le Maître reste mon dealer de romans et me voici déjà en manque !

mes voyages

« Florence », la cité du Lys, 22-26 mai 2023

Nous revenons pour la deuxième fois à Florence avec un immense plaisir tant la richesse de cette ville est galvanisante et impressionnante. La première fois en 2005 nous avions privilégié la ville elle-même et ses environs cette année priorité aux musées dont j’avais tant envie de découvrir les secrets et chefs d’œuvres, grand bien nous en a pris on s’est évidemment régalés et ressortis des merveilles plein les yeux.

Petit florilège des nos visites :

Les rives de l’Arno

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Fleuve emblématique qui traverse la ville enjambé par de magnifiques ponts (dont le fameux Ponte Vecchio).

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Ses rives sont très agréables bien que non aménagées au niveau de la vieille ville.

Petite vidéo :

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Le jardin de Boboli

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Petite vidéo : https://youtube.com/shorts/UVNLM_2moHk

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Situé derrière le Palazzo Pitti, le Jardin de Boboli est le parc le plus célèbre de la ville de Florence. 

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A l’origine conçu pour les Médicis, c’est un des premiers et des plus importants exemples de “jardin à l’italienne” qui a inspiré beaucoup de cours européennes.

superficie d’environ 45 000 mètres carrés

Le jardin est situé derrière le Palazzo Pitti

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Ce charmant jardin fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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La campagne Toscane…

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Mercato centrale

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Les halles du marché couvert de Florence ou Mercato Centrale situés dans le quartier San Lorenzo

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J’adore les marchés, le meilleur moyen de voir « la vie » de la ville est ses habitants

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Petite vidéo ; il n’y a pas que les humains qui se régalent : https://youtube.com/shorts/V3MfdO8Ycx8

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Petite vidéo :

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petite vidéo :

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Le Musée des Offices

Difficile de prendre en photo la quantité astronomique de tableaux, peintures et autres sculptures présentes dans ce musée

dont les plafonds sont superbes

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donc juste quelques pièces qui m’ont plus

dont quelques chef-d’œuvre de Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit le Caravage)

l’incrédulité de Saint Thomas :

Méduse (1598), sur bouclier

Bacchus (vers 1590)

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Le palazzo Medici Riccardi

joli palais renaissance que nous avons visité le dernier jour et dont les jardins sont très plaisants

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Petite vidéo :

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Le Palazzo Strozzi

Accueillant le musée d’art moderne de la ville avec des œuvres dont je cherche encore l’explication 🙂

petite vidéo :

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Le Pallazzo Vecchio

Le Palazzo Vecchio est le bâtiment le plus caractéristique de la Piazza della Signoria, un des musées le plus connu et visité car il accueille le magnifique « David » de Michel-Ange

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petite vidéo de l’intérieur du bâtiment :

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beaucoup plus impressionnant en vrai !

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impressionnante salle des bustes et statues

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Le Ponte Vecchio

Un des ponts les plus connus du monde, normal celui-ci est magnifique atypique et évidement… bondé de monde H24 !

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Il est à la fois la galerie marchande, la rue piétonne et le pont le plus ancien, le plus célèbre et le plus touristique de la ville, dont il est un des emblèmes.

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Haut lieu de la joaillerie et de l’orfèvrerie de luxe de la ville et de l’Italie, il traverse le fleuve Arno à son point le plus étroit, presque en face de la Galerie des Offices

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Porcellino

Sur le Mercato Nuove se trouve une fontaine en bronze représentant un sanglier : Pocelino. Le museau de la bête est brillant et patiné. C’est le résultat des milliers de personnes l’ayant caressé 🙂

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Santa Maria dei Fiore

La Cathédrale de Florence, aussi connue comme « Santa Maria del Fiore » est située dans la Piazza del Duomo de Florence

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Sa réalisation fut commencée à la fin du XIII siècle avec le projet d’Arnolfo di Cambio, le célèbre architecte et sculpteur qui aimait le style gothique.

sa visite est gratuite

on a fait 1 heure de queue quand même 😮

Si son extérieur est très travaillé…

avec ses marbres blanc, rose et vert…

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avec son campanile de 110 mètres

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et son baptistère…

L’intérieur est étonnement sobre !

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mais son duomo superbe !

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et ses sols également

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Santa Maria Novella

Mon coup de cœur du voyage ! magnifique !

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L’église Santa Maria Novella, la première basilique de Florence, située sur la Piazza Santa Maria Novella

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et ses nombreux patios superbes…

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niveau de la crue de l’Arno de 1966 !

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Quelques bonus de Florence

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Notre hôtel avec vue sur Santa Maria Novella

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Vues de Florence depuis la piazzale Michelangelo

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Moment de détente !

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la fin du voyage 😦 que de merveilles nous avons vues… Florence reste une ville remarquable malgré la foule qui la parcourt ! Je conseille vraiment sa découverte (mais de préférence hors période estivale !)

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architecture

Suloszowa

Sułoszowa est une petite ville située au sud de la Pologne, dans la voïvodie de Petite-Pologne. Située à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Cracovie elle compte environ 6 000 habitants et son implantation en une seule rue principale de 9 kilomètres la rend impressionnante surtout vue du ciel.

Mes lectures

« Je m’appelle Lucy Barton » de Elizabeth Strout

Je viens de finir « Je m’appelle Lucy Barton » de Elizabeth Strout.

Troisième roman d’Elizabeth Strout que je lis (après « Olive Kitteridge » – un pur chef d’œuvre –  et « Tout est possible » – qui est normalement la suite de « Je m’appelle Lucy Barton » mais moi j’ai fait l’inverse sans faire exprès…).

Je me posais donc quelques questions à l’attaque du livre puisque j’avais lu sa suite avant lui mais il s’avère que ça n’a pas vraiment d’incidence. Certes on retrouve certains personnages (presque tous) présents dans la suite mais on arrive à jongler mentalement avec les 2 romans (surtout que j’ai lu l’autre il n’y a pas longtemps !).

Tout se passe entre Lucy (personnage principal) hospitalisée et sa mère qui vient lui rendre visite. Entre silences, sous-entendus et secrets elles essayent de communiquer et se remémorer leurs souvenirs communs. Une espèce de huis-clos hospitalier puisque le livre se passe entièrement dans cette chambre. Même si quelquefois « parler » peut s’avérer une thérapie salvatrice, parfois cela peut causer l’effet inverse et creuser encore plus le fossé existant.

Je commence à bien connaître le style d’Elizabeth Strout maintenant et je reste vraiment étonnée de la facilité avec laquelle on arrive à s’attacher à ses personnages. C’est assez paradoxal car pour ma part je ne ressens pas de vraie empathie pour ses héros (ou héroïnes) que je ne trouve pas plus agréables ou sympathiques que ça et pourtant Strout en magicienne aguerrie arrive à créer une alchimie permettant la connexion entre les personnages et nous, lecteurs. C’est assez troublant comme en quelques lignes on s’identifie à ces familles et on décrypte aisément les tabous, les non-dits, les secrets familiaux que partagent les protagonistes. C’est cet aspect « d’alliance » qui me plaît beaucoup dans ses livres, comme si on connaissait déjà les personnages ou comme si on faisait un peu partie de la famille. Car en fait si on se penche sur « l’histoire » du roman on peut s’apercevoir qu’il ne se passe finalement pas grand-chose mais on ressort quand même riche de sentiments et de compréhensions.

Strout aime ces histoires de familles complexes torturées et atypiques mais tout en pudeur dans lesquelles on se reconnaît forcément à un moment et c’est là sa force et pourquoi on aime tant ses romans. C’est une histoire de résilience, d’amour et de désamour, un roman qui nous rappelle que les blessures de l’enfance forment notre vie d’adulte et en font nos forces ou nos faiblesses. Et si l’Amour se prouvait même sans jamais dire « Je t’aime »…

Avec impatience j’attends le prochain que je lirai c’est sûr ! surtout que cette fois je serai dans le bon ordre pour lire cette suite 😊

architecture

« Waldspirale »

Le « Waldspirale » (« La Forêt spirale » en français) est le nom de ce bâtiment atypique situé à Darmstadt, en Allemagne. Son nom est inspiré du toit végétalisé de cette résidence. Construit entre 1998 et 2000 le bâtiment est composé de 12 étages de béton de recyclage multicolore et n’est pas sans rappeler HundertWasser à Vienne (pas étonnant c’est le même architecte !). Il y a 1048 fenêtres et pas une identique. Pourquoi pas… faut aimer la couleur 🙂

Mes lectures

« Isabelle, l’après-midi » de Douglas KENNEDY

Je viens de finir « Isabelle, l’après-midi » de Douglas Kennedy.

Douglas Kennedy je connais bien, je les ai quasiment tous lus. Il a longtemps fait partie de mes auteurs préférés jusqu’à son roman « La femme du Vème » qui marque pour moi un tournant dans sa bibliographie. Si jusqu’alors ses histoires étaient axées sur les « descentes aux enfers » de ses personnages avec des histoires profondes et originales (« Piège nuptial », « L’homme qui voulait vivre sa vie », « Les désarrois de Ned Allen », « La poursuite du bonheur », « Les charmes discrets de la vie conjugale », « Une relation dangereuse » …) depuis « La femme du Vème » Kennedy s’oriente alors vers les romans d’amour avec des histoires plus ou moins fleurs bleues (voir carrément niaises comme « Quitter le monde », « Cet instant là », « La symphonie du hasard », « Cinq jours »…) qui ne m’ont guère séduites (pour ne pas dire pas du tout).

Avec « Isabelle, l’après-midi » je m’attendais donc (surtout avec un titre comme celui-ci !) à lire encore une histoire d’amour déchue, déçue, cul-cul… Je m’y suis plongée quand même espérant renouer avec les émotions que Kennedy m’a procurées dans ses premiers romans. Avec nostalgie et espoir j’ai entamé cette romance qui s’est vite révélée comme je le sentais : un peu trop nigaude… Très vite le personnage principal (un jeune américain qui tombe amoureux d’une parisienne plus âgée) s’enlise dans cette idylle compliquée et on a du mal à compatir pour cet amouraché aveuglé. Puis… la seconde partie du livre change de rythme, d’optique, les sentiments évoluent, notre héros principal s’étoffe et sa vie prend des tournures plus complexes et profondes auxquelles je ne m’attendais pas et miracle ! me voici face à des sensations oubliées qui me permettent de presque retrouver le Kennedy que j’affectionnais tant. Oui on perçoit enfin à nouveau les caractéristiques tant appréciées chez Kennedy et finalement cette seconde partie sauve pour moi tout le livre !

La fin délicate et se voulant débordante d’émotions n’a pas atteint complètement son but chez moi mais j’avouerai que objectivement ce petit roman est abouti, travaillé et plaisant à lire. J’y ai pas mal repensé depuis donc c’est plutôt bon signe pour moi et je me surprends à espérer à nouveau retrouver cet auteur poignant que j’aimais tant. 

Mes lectures

« La petite boutique aux poisons » de Sarah PENNER

Je viens de finir « La petite boutique aux poisons » de Sarah PENNER. J’avais acheté ce livre attirée en premier par la couverture, puis le sujet, le lieu, et l’époque à laquelle l’intrigue se passe (la toute fin du XVIIIème siècle) ont fini d’attiser ma curiosité.

Comme beaucoup de romans qui sortent actuellement ce livre s’inscrit encore dans le courant « #Metoo » et « girl power ». C’est vrai ce roman est avant tout une histoire de Femmes ; des femmes blessées, trompées, bafouées, humiliées… Mais bien sûr elles ne vont pas se laisser faire ! On jongle entre l’histoire de Caroline (de nos jours) et celles d’Eliza et Nella (en 1791) qui, vous vous en doutez, vont s’entremêler quand Caroline va enquêter – par le biais d’une petite fiole trouvée dans la boue de la Tamise – sur l’histoire de ces deux femmes volontaires et singulières.

Ce sont des histoires de vengeances, de femmes rebelles et modernes déployant des subterfuges secrets et inavoués pour mettre fin à des blessures ancrées et des vies de soumissions trop longtemps subies.

Un gros travail de recherche en toxicologie et une étude pharmacologique des plantes vénéneuses ont été nécessaires pour l’écriture de cette histoire. La vision du mode de travail des apothicaires de l’époque renforce l’originalité et le côté mystérieux de cette histoire.

L’écriture de ce roman est certes assez simple, édulcorée et un peu scolaire, l’histoire est parfois incohérente voire peu crédible pourtant j’ai aimé ce petit roman. Le rythme est plaisant (j’aime toujours le concept, certes maintes fois utilisé, de parallèles d’histoires et d’époques), les héroïnes plutôt attachantes, les décors et l’époque (le Londres sombre et sordide de la fin du 18ème siècle) assez bien rendus… bref je me suis prise au jeu et ai été plutôt « enchantée » par cette histoire féministe (moi qui suis loin de l’être pourtant).

Le premier roman de Sarah PENNER (oui ça se sent) mais une fraîcheur ingénue et une naïveté touchante se dégagent de ce livre et donc une partie de moi (si je laisse mon objectivité de côté) me confirme mon sentiment positif pour cette petite potion magique. 

architecture

LE VIEUX MOULIN DE VERNON

Magnifique : Le vieux moulin de Vernon dans l’Eure comme suspendu au dessus de l’eau ! J’adore !
C’est un ancien moulin à eau à roue pendante du XVIème siècle qui n’est plus désormais qu’une splendide maison à colombages inscrite à l’inventaire général du patrimoine culturel (IGPC). Il est situé sur un pont médiéval du XIIème siècle.

Mes lectures

« Vivre vite »

Je viens de finir « Vivre vite » de Brigitte GIRAUD. Je ne connaissais pas cette auteure française pourtant plusieurs fois récompensée et honnêtement en lisant le résumé au dos je ne pense pas que j’aurais été attirée par ce livre (pourtant GONCOURT 2022). C’est ma marraine qui me l’a offert et connaissant ses excellents goûts littéraires je me suis laissé convaincre de le lire.

Brigitte GIRAUD vient donc ici nous raconter les quelques jours précédant l’accident de moto qui a causé la mort de son mari en 1999. C’est un roman introspectif qui aurait pu s’intituler « Et si… » car l’auteure va en 23 chapitres imaginer 23 « si » ou donc 23 moments qui auraient pu ou dû empêcher l’issue fatale.

C’est très difficile de parler de ce livre car je l’ai trouvé très personnel (évidemment car l’auteur se livre à cœur ouvert sur ce deuil impossible à faire et dont elle ressasse chaque moment depuis 20 ans) et je me suis sentie un peu dans la peau d’un voyeuriste me penchant indélicatement sur la tristesse de l’auteure. Le but du livre et d’essayer de trouver des raisons plus ou moins logiques à tout ça sans en trouver les réponses ; faire reculer l’indéniable, retenir l’irrévocable… Le périlleux exercice aurait pu être entaché de pathétisme pourtant il n’en est rien.

C’est poignant, c’est émouvant, c’est tellement intime… c’est un véritable travail de reconstruction, d’acceptation de la vie, et surtout de la mort. En relatant les quelques jours précédant l’accident c’est une véritable auto-psychanalyse que Brigitte GIRAUD entame nous prenant à témoin de ses questionnements. Au fil des chapitres on découvre la vie personnelle de l’auteure et bien sûr on ne peut que s’imaginer à sa place vivant un tel drame et essayant de comprendre pourquoi.

C’est le cerveau et les « tripes » qui parlent ici, c’est personnel mais en même temps réparateur pour elle. Comme si en nous prenant comme spectateur de son histoire le poids de la tristesse et la douleur de l’incompréhension pouvaient s’atténuer. L’auteure est dans le partage et du coup on se sent partagés… est-on légitime dans notre situation « d’étranger » pour accueillir une telle intimité ?

L’écriture est simple, directe, personnelle, pudique, bourrée de (bonnes) références musicales et riche de sincérités. Finalement c’est le positivisme et l’énergie qui se dégage de ce « roman » ! Et SI au bout du compte la lumière au bout du tunnel n’était pas forcément pour celui qu’on croit…

architecture

Un truc de fou…

Article du Figaro du 22/08/2020

On en trouve des milliers en Chine: les «maisons clou». Leur propriétaire refuse de quitter ces logements qui perturbent la construction d’un projet immobilier.

Une histoire incroyable mais vraie. Cela se passe en Chine dans la ville de Canton, au sud du pays. Les autorités souhaitent construire une nouvelle autoroute. Problème: sur le tracé se trouve une maison de 40 m². En Chine, on appelle cela une «maison clou» (ou «clou tenace»). Cette expression inventée par les promoteurs immobiliers fait référence à un clou en partie enfoncé dans du bois et qui résiste aux coups de marteau.

En l’occurrence, ici, le clou, c’est la propriétaire et le marteau, c’est la ville de Canton. L’occupante, prénomée Liang, refuse en effet de quitter son logement qui empêche la construction de l’autoroute. Pour y remédier, les autorités lui ont fait des propositions financière et de relogement, rapporte la presse locale.

Mais la propriétaire les a rejetées, les jugeant insuffisantes. La ville lui aurait offert 186.000 dollars et un logement vacant près d’une morgue. L’habitante réclamait 287.000 dollars. Ne pouvant pas l’expulser au regard de l’article 13 de la Constitution chinoise qui protège la propriété privée, les autorités ont dû trouver une autre solution. Après un bras de fer d’une dizaine d’années, l’autoroute a bel et bien été construite… de part et d’autre de la maison, créant ainsi une enclave. Résultat: la maison se retrouve coincée au milieu du pont autoroutier.

De nombreuses voitures ont beau circuler, dans les deux sens, à quelques mètres de son habitation, la propriétaire n’aurait pas l’intention de quitter les lieux. Cette étonnante fosse est devenue une attraction où se pressent les touristes… Devant la médiatisation de l’histoire, les autorités sont prêtes à relancer les négociations.

Quoi qu’il en soit, cette affaire est loin d’être un cas isolé. Il existerait des milliers de «maisons clou» en Chine. Une des plus célèbres était celle de personnes âgées à Shanghai. La bâtisse se dressait en plein milieu d’une autoroute qui, à sa hauteur, passait de 4 à 2 voies. En 2017, au bout de 14 années de résistance, les propriétaires ont fini par céder. Quelques heures après, leur maison a été rasée.