Je viens de finir « Billy Summers » de Stephen King. Bon, on ne va pas se mentir, ça devient officiellement de plus en plus difficile de trouver une trace d’originalité pour décrire ce que je ressens pour les livres de Stephen King tant j’ai écrit et parlé de lui. Quand je pense que je le suis depuis mes 14 ans ! et je ne crois même pas qu’il se soit passé une seule année de ma vie sans que je lise au moins un livre de lui !
Bref, pour revenir à « Billy Summers » bien sûr que je me suis une nouvelle fois régalée à suivre les péripéties de ce personnage vous vous en doutez mais…
Billy Summers, ancien tireur d’élite, traumatisé par la guerre en Irak et reconverti en tueur à gage, accepte une dernière mission. Mais on le sait, les dernières missions ne se déroulent pas toujours comme on le voudrait…
Sa « couverture » pour cette mission sera de se faire passer pour un écrivain. En attendant de tuer sa cible, il tue le temps en écrivant son autobiographie ! Ce « déguisement » s’avère être sa planche de salut, sa thérapie mais aussi nous permettre d’en connaître un peu plus ce personnage et bien sûr de nous attacher encore plus à lui, son récit c’est une histoire dans l’Histoire, et une sacrée histoire !
Billy Summers est une espèce de « Dexter Morgan », il accepte de tuer mais seulement les meurtriers, les raclures, les déchets de bas étages… et évidemment Stephen King va tout faire pour qu’on « tombe dans les bras » de cet homme ! Telle une victime du syndrome de Stockholm on va se laisser prendre dans sa toile et oublier l’homme qu’il a été pour s’attendrir sur l’homme qu’il devient. Et on ne sera pas les seul(e)s ! Alice débarque et Billy devient tel Zorro un justicier masqué engagé dans un road trip dépuratif !
Stephen King on le sait c’est l’Art de la narration poussé à son paroxysme ! toute histoire entre ses mains devient passionnante et empreinte d’un suspense haletant. Malgré tout, si je laisse mon objectivité pointer le bout de son nez, je serai forcée d’admettre que je suis parfois légèrement nuancée car ici les sujets « sensibles » du moment (le mouvement #meetoo, la montée du féminisme, le Covid, le poids du trumpisme…) sont ici un peu trop « mis en avant » et en filigrane tout le long du roman, et je ne suis pas toujours en adéquation avec c(s)es positions. Mais les temps changent, les gens aussi… quoique…
Bref, même si on devine rapidement comment va tourner et finir l’histoire, et malgré un petit passage à vide transitionnel au milieu du roman, Billy Summers » reste un excellent moment de lecture que j’ai dévoré avec délectation. J’ai particulièrement été touchée par l’intérêt que porte le héros à Emile Zola et le clin d’œil à « Shining » qui tel un gimmick nous est rappelé régulièrement et nostalgiquement. Je lorgne déjà avec des paillettes dans les yeux sur le prochain King qui trône dans ma bibliothèque et que je me réserve pour bientôt !
























