Je viens de finir « Oh William ! » de Elizabeth Strout. Quatrième livre de cette auteure que je lis après « Je m’appelle Lucy Barton », « Tout est possible », et son Pulitzer « Olive Kitteridge ».
On retrouve toujours les mêmes personnages chers à Strout et ici plus précisément Lucy Barton et son ex-mari William. Malgré leur divorce Lucy et William ont gardé un lien indéfectible et rempli de tendresse l’un envers l’autre. C’est pourquoi William à un tournant de sa vie va proposer à Lucy un « road trip » vers le Maine sur les traces d’une histoire de famille cachée.
Tout le long de ce road trip les souvenirs vont refaire surface chez William et Lucy et ils vont avec tendresse et délicatesse se remémorer des moments familiaux, leur mariage, leurs remariages, leurs enfants, leurs boulots… des moments de vie personnels. Et ainsi, sans voyeurisme aucun, on s’immisce doucement dans leur intimité et leurs sentiments, de vraies chroniques de la vie de couple.
Ce qui caractérise Elizabeth Strout c’est son style d’écriture, elle est très proche de son lecteur et nous « parle » comme si c’était notre amie, notre confidente et c’est, pour ce livre, encore plus exacerbé. Des paragraphes très courts, parfois sans liens particuliers, qui font états de moments de vie ou de réflexions lui venant à brûle-pourpoint en mémoire, comme pour appuyer son désir de partager avec nous ce souvenir ou cette pensée qui lui revient à l’esprit, comme si nous étions une vieille amie toujours là pour l’écouter.
C’est vrai, il ne se passe pas grand-chose dans ce petit livre et ce n’est, de loin pour moi, pas son meilleur, mais c’est la manière dont ce récit est exprimé qui nous plonge dans la nostalgie et la mélancolie ; une certaine douceur, un certain réconfort. Une histoire cocooning à lire au coin du feu dans un sofa moelleux sous un plaid avec un chocolat chaud et des grosses chaussettes !
.





















