Je viens de finir « le petit copain » de Donna
Tartt.
Je me suis lancée à corps perdu, et en misant très gros, dans
ce roman tellement j’avais été ébranlée par le chef d’œuvre « le
chardonneret ».
Enchantée de voir que l’histoire se passait dans le Mississipi,
une de ces régions mystiques des Etats-Unis que j’adore (Tom Sawyer y es-tu
pour quelque chose ?… Surement !) et avait pour héros des enfants j’ai
malheureusement un peu vite déchanté. Certes l’histoire débute très fort et est
très émouvante avec l’étrange mort ou suicide du jeune frère de Harriet, Robin
dans le jardin familial. Dans cette atmosphère très féminine entourée de ses
tantes et de sa mère complètement déconnectée du monde réel Harriet va s’évertuer
à découvrir la vérité sur la mort de son frère.
Toujours superbement bien écrit le roman va malheureusement
à mon goût un peu s’enfermer dans une histoire où finalement il ne se passe pas
grand-chose. Entre longueurs et circonvolutions on aperçoit quelques éclairs intéressants
avec la description de l’aventurière Harriet et ses agaçantes et mélancoliques sœur
et mère mais pas assez pour moi pour m’émerveiller autant que « le
Chardonneret ».
J’ai cherché en vain le « petit copain » qui va
vite s’évanouir dans mon esprit happé dans doute dans les bayous du coin,
dommage (en fait le titre a été très mal choisi je pense), et je reste encore
les yeux écarquillés d’incrédulité devant la fin qui nous est offerte (ou
imposée) et qui ne me convient pas du tout… dommage encore une fois. J’admire
toutefois les descriptions l’environnement et la facilité à transposer les
portraits des personnages mais déplore cette presque platitude de l’histoire.
Heureusement je reste inconditionnelle du « Chardonneret » et suis contente d’avoir commencé les Tartt avec ce roman car si j’avais commencé par celui-là je ne sais pas si j’aurais enchainé avec « le petit copain »… cela ne m’empêchera toutefois pas de lire avec espoir et envie le « Maître des illusions ».