Mes lectures

« Papillon de nuit »

Je viens de finir « Papillon de nuit » de R.J. ELLORY.

C’est le 4ème livre que je lis de lui après « Seul le silence », « Mauvaise étoile », et « Un cœur sombre » alors qu’en fait celui-ci est le premier qu’il a sorti.

On le sait (et ça fait partie des choses que j’aime chez Ellory), ses romans sont très noirs, très rudes, sans issues ni la moindre perspective d’un rayon de soleil donc j’attaquais ce roman conditionnée par mes précédentes expériences « Elloryesques ».

Et n’ai pas été déçue ! …immédiatement plongée dans l’univers carcéral que j’affectionne tant nous apprenons dès le début l’issue prévue par le personnage principal du livre nous racontant son histoire (et quelle histoire !) depuis sa cellule dans le couloir de la mort.

Je dis « quelle histoire ! » car j’ai adoré lire les péripéties et déboires des 2 protagonistes qui mèneront le personnage principal à l’endroit où il se trouve pour nous raconter cela. Encore une fois je persiste à dire que les romans impliquant de jeunes ou très jeunes héros sont souvent excellents. C’est un roman plein d’innocence, plein de découverte, plein d’espoirs (ce qui est rare chez Ellory) et qui se passe dans les Etats-Unis des années 1950 aux années 1980.

Sur fond de guerre du Vietnam et montée du Ku Klux Klan c’est très bien documenté sur les dérives et horreurs politico-sociales de cette période ; on est complètement immergé dans l’ambiance et on devient pleinement impliqué aux aventures vécues par ces jeunes. Peut-être un petit temp mort vers le milieu du livre où justement les détails historiques de la sphère politique américaine de l’époque sont un peu trop poussés, mais en même temps pour se plonger dans l’ambiance c’est nécessaire. Une histoire qui n’est pas sans rappeler le contexte actuel que vivent les américains !

C’est très bien écrit, c’est percutant, c’est frais et lourd en même temps, la fin tellement inéluctable, morale mais surprenante m’a émue et m’a soulagée en même temps.

J’ai beaucoup aimé et je peux dire que c’est de loin le Ellory que j’ai préféré, il est excellent ! Un papillon de nuit qui ne s’est pas brulé les ailes mais s’est posé doucement sur la liste de mes romans « coup de poing » !

Mes coups de coeur, mes voyages

Le Lac d’Allos

Enfin le temps d’écrire sur cette merveilleuse randonnée le 3 août dernier avec mes parents et mon Hibou autour du Lac d’Allos.

On a eu la chance d’apercevoir des marmottes (je n’aurais pas parié dessus)…

et un âne 🙂

…mais surtout des paysages magnifiques, sublimes, époustouflants… j’adore cet endroit, 3/4 d’heure de marche pour y arriver mais c’est pas trop dur et de toute façon superbe aussi….

Génialissime moment plein de poésie, de pureté et de bien être, j’y retournerais très volontiers ! merci mes parents de nous y avoir amenés !

Mes lectures

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

Je viens de finir « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » de Jean-Paul Dubois.

Honte à moi je ne connaissais pas du tout cet auteur mais j’avais bien sûr entendu parler de ce roman ayant remporté le prix Goncourt.

Je ne sais pas si j’arriverai à retranscrire ce que j’ai ressenti pour ce roman tellement je l’ai trouvé incroyable. Le style d’écriture est à la fois très facile à lire et à comprendre et en même temps si on prend le temps de vraiment appuyer la lecture des phrases on s’aperçoit que le style et le vocabulaire sont plutôt élaborés. C’est finement ciselé et incisif. J’ai adoré son histoire pourtant très simple mais à la fois si originale et belle, j’ai adoré le style à la fois très clair mais travaillé, j’ai adoré les personnages aux vies atypiques, et la douceur du récit mêlé à la rage et l’injustice que l’on ressent à la fin.

Bref un roman de contrastes qui m’a fait sourire, rire, réfléchir, voyagé mais m’a surtout fortement ému. Le plus étonnant dans ce roman dont je ne ferai pas le résumé pour ne pas trahir son innocence et sa magie c’est que tous ces sentiments que l’on ressent se profilent petit à petit au fil des lignes pour finir en apothéose. Quand j’ai commencé à le lire j’ai de suite accroché mais je ne comprenais presque pas pourquoi ce livre avait reçu le Goncourt tant il semble « accessible » et presque « banal » mais il en est tout autre et le charme de ce livre m’a envouté tel un Houdini au sommet de son art.

Ma douce amie la mélancolie a été bien titillée. Un roman aux petits oignons que j’ai adoré, un vrai coup de cœur ! Goncourt largement mérité !

Mes lectures

« La panthère des neiges »

Je viens de finir « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson.

Magnifique récit de voyage (qui a remporté le prix Renaudot) sur un sujet qui ne pouvait que me plaire : la quête de la sublissime panthère des neiges. Ils sont 4 : Sylvain Tesson le globe-trotteur reporter, Vincent Munier (le photographe animalier), sa femme Marie et leur aide de camp Léo. Partis au fin fond du Tibet sur les traces de ce mystérieux bijou d’animal… ce n’est pas seulement un récit de voyage mais c’est un vrai parcours initiatique sur l’envie de rencontrer cette déesse douce, brutale et silencieuse. Ce n’est pas un roman c’est une ode à la vie sauvage, une déclaration d’amour pour les animaux, un dévouement un don de soi…

J’ai partagé pleinement leur expérience glaciale, sèche, rude, sourde mais si riche et étonnamment chaleureuse au moment de la rencontre tant attendue. Sensibilisée à la cause animale et écologique je ne pouvais que m’émerveiller devant tant de beauté, de puissance, de douceur mais surtout de vulnérabilité…

Bref un petit bijou empli de tendresses, d’émotions de puissance et de nostalgique qui bien sûr plaira surtout aux amoureux de la nature et ses apôtres en perdition que sont les animaux sauvages…

Mes lectures

« La disparition de Stephanie Mailer »

Je viens de finir « La disparition de Stéphanie Mailer » de Joël Dicker.

Repensant aux excellents « Le livre des Baltimore » et « la vérité sur l’Affaire Harry Quebert » que j’avais adorés je ne pouvais qu’espérer celui-ci du même niveau… C’est vrai Dicker manie toujours à la perfection et sur le bout des doigts  l’art de nous diriger là où il veut, nous faire penser ce qu’il veut et nous tenir en haleine; mais pour moi, pour faire un excellent roman cela ne suffit pas.

Certes l’intrigue plantée dès le début, même si classiquement policière, nous donne envie d’avancer mais je déplore un peu le trop grand nombre de personnages (plus ou moins intéressants d’ailleurs voir pour certains exaspérants) qui à chaque nouveau paragraphe « racontent » leurs péripéties. Du coup on est un peu trop balloté à droite et à gauche et on fin presque par se perdre entre tous ces journalistes littéraires et policiers. De facto on s’identifie et s’attache moins aux personnages principaux moins travaillés et psychologiquement creusés qu’habituellement.

Les ficelles un peu épaisses de l’intrigue et les évidences « non vues » des policiers m’ont un peu dérangé, certains passages sont presque caricaturaux tellement ils sont exacerbés mais je suis j’en conviens un peu sévère ici. Mon œil critique habitué à l’excellence avec Dicker tolère moins du coup le juste « très bien ».

Malgré cela je ne me suis pas ennuyée un instant ce qui pour 630 pages et déjà un exploit et je garde quand même un avis très positif de ce roman que je recommande toutefois chaudement.

Mes lectures

« Le Maître des illusions »

Je viens de finir « le maitre des illusions » de Donna Tartt.

Une nouvelle fois je me faisais une joie de commencer ce livre, bercée par le souvenir du « Chardonneret » et emplie de bonnes critiques plusieurs fois entendues… bon, décidément je crois que je ne retrouverai jamais ce que j’ai ressenti pour « le Chardonneret ».

Certes on retrouve les magistrales introspections des personnages principaux et l’impressionnante descente aux enfers qu’ils subissent mais j’ai trouvé le roman trop long et beaucoup trop ponctué de passages inutiles.

Je n’ai pas retrouvé le style fluide habituel de ses romans, la légèreté de ses phrases mais j’ai été impressionnée par la retranscription de l’ambiance très lourde, pesante et oppressante qu’elle a voulu appliquer.

La description des décors du Vermont et la rudesse de son climat m’ont beaucoup plu ainsi que la richesse du travail sur les écrivains et philosophes grecs très présents dans le livre, mais je reste tout de même sur ma « fin » quant au déroulement laborieux et finalement pas si intéressant du « drame » de l’histoire. Je m’attendais à une fin explosive, ma frustration a été frôlée…

Roman très travaillé, trop poussé peut-être et une impression un peu trop pesante que l’écrivain s’autosatisfaisait de lire ce qu’elle écrivait… je n’ai vu ni maître ni illusions…