Mes lectures

« Le village des damnés » de John Wyndham

Je viens de finir « le village des damnés » de John Wyndham paru à l’origine sous le titre « les coucous de Midwich ».

Roman de science-fiction « culte » sorti en 1957, adapté 3 ans plus tard par Carpenter au cinéma.

Neuf mois après un événement mystérieux qui a isolé du monde pendant une nuit le petit village Midwich, toutes les femmes mettent au monde des enfants « surnaturels » dotés d’étranges pouvoirs. Voila le résumé de ce roman dont le début m’a fortement fait penser au « Dôme » de Stephen King, je suis quasiment sûre que King s’est inspiré de ce livre pour écrire le début de sa dilogie.

J’ai bien aimé l’écriture un brin désuète (on retrouve bien là le charme suranné des romans SF des années 50), british, très flegmatique et légèrement empesée. L’ambiance lourde et malsaine qui s’installe peu à peu dans le village est bien retranscrite. Même si on n’a pas du tout peur (en même temps ce n’est pas un livre d’horreur comme pourrait le laisser croire le titre) on ressent un léger trouble s’immiscer à mesure que ces enfants grandissent. En lisant le livre je me mettais à la place des habitants me demandant comment me sortir de ce marasme et, incroyablement, la fin est exactement celle que j’aurai imaginé si on m’avait demandé d’en trouver une !

L’histoire aurait mérité d’être plus creusée et travaillée (King en aurait fait un chef-d’œuvre) mais j’ai passé un bon moment ! étrangement je ne suis pas une grande fan de romans SF (contrairement aux films de cette catégorie que j’adore) je n’en ai que rarement lu mais celui-ci me semble un modèle du genre (à resituer bien sûr dans son époque !).

A recommander pour les amateurs de SF ou pour (re)découvrir le genre.

mes recettes

« Mon Kouglof maison »

Le kougelhopf ou kouglofkougelhofkugelhofkugelopfkugelhopf ou encore kouglouf 🙂 bref…, après une tentative infructueuse il y a quelques mois soldée par un Kouglof raplapla voici mon deuxième essai plus concluant visuellement 🙂 après gustativement je n’en ai jamais mangé donc la comparaison est difficile à faire ! mais belle brioche alsacienne de saison qui fait bel effet.

Mes lectures

« Cyanure » de Camilla Läckberg

Je viens de finir « Cyanure » de Camilla Läckberg. Petit « spin off » de la « série Erica Falk » dont j’ai lu les 9 premiers opus et dont nous retrouvons ici le personnage de Martin Molin.

La patte et l’ambiance de Läckberg que j’adore sont toujours présents et le décor de tempête de neige dantesque dans lequel nous sommes plongés accroit ici le côté oppressant de ce huis-clos scandinave.

Petit roman policier dans la veine d’un Agatha Christie ou d’un Conan Doyle efficace mais quelque peu facile et peu creusé (le problème des tous petits romans, presque une nouvelle ; il se lit en une paire d’heures). J’apprécie toutefois toujours l’univers suédois de Läckberg et la fluidité de lecture qu’elle nous offre.

Pour les grands fans de Läckberg qui ne veulent rien louper 😊 ou si vous voulez vous refroidir un peu.

mes recettes

Mon premier « Flan pâtissier »

Je ne sais pas pourquoi je me faisais une montagne de ce dessert pourtant grand classique de la pâtisserie française (et même parisienne puisque il se nomme également « flan parisien ») étant persuadée de ne jamais pouvoir le réussir mais voici mon premier flan pâtissier maison. Je ne voulais pas d’un flan trop gélatineux comme on peut voir parfois mais cette recette a un rendu plus crémeux et naturelle comme je le souhaitais, ça sentait bon la vanille dans la cuisine 🙂

Mes lectures

« Le lecteur de cadavre » de Antonio Garrido

Je viens de finir le « lecteur de cadavre » de Antonio Garrido. En voilà un roman original… Je ne connaissais pas du tout ni ce livre ni l’auteur et je suis tombée dessus un peu par hasard attirée par le résumé du livre.

Nous sommes ici dans la Chine Impériale (à notre équivalent du XIIIème siècle) et nous suivons la vie du jeune Ci Song qui bravant moultes péripéties va devenir le premier médecin légiste de l’histoire ! inspiré de l’histoire vraie de Ci Song (ou plutôt Song Ci puisque les chinois s’appellent par leur nom de famille avant le prénom) ce roman dépaysant et parfois violent nous emmène vers des contrées inconnues où le poids des traditions et coutumes écrasent ce peuple atypique à nos yeux d’occidentaux.

Les prémisses de l’expertise médico-légale sont ici explorées ce qui rend ce roman peu banal et parfois déroutant. Malgré pas mal de longueurs Garrido m’a fait voyager à travers son roman dans un lieu et une période peu sillonnée jusqu’à présent dans mes lectures. Nous sommes conscients du « fardeau » traditionnel porté par les chinois mais ici cette charge est décuplée par les ignorances et l’obscurantisme presque encore « logiques » des figures politiques du pays.

Entre révoltes et compassion nous sommes guidés par Ci Song vers le génie médicale si nébuleux et inexploré encore à l’époque. Un énorme travail de recherches a été effectué par l’auteur pour nous restituer l’ambiance de l’endroit ce qui rend ce long roman très riche en découvertes. Les sentiments et émotions dégagés par les personnages sont tellement mis en exergue qu’on se croirait devant une scène de théâtre Nô.

A découvrir si votre curiosité sur les mœurs médicales chinoises vous titille ! ou si vous avez envie d’exotisme littéraire.