architecture

« La Maison de Saint-Cyr »

Quelle merveille une nouvelle fois que cette extravagante maison à l’architecture Art Nouveau située à Bruxelles.

Large d’à peine 4 mètres ses ferronneries, boiseries et vitraux en font un régal pour les yeux ! L’architecte père de cette œuvre est Gustave Strauven (apparemment âgé de 25 ans en 1901 date de sa construction ! ).

Maison Saint-Cyr on Square Ambiorix 11, Brussels
Mes lectures

« Bonne nuit maman »

Je viens de finir « Bonne nuit maman » de Seo Mi-Ae. Encore un livre prêté par ma collègue qui – a priori –  ne m’attirait pas trop mais qui au vu de la couverture m’a donné envie ; En effet lorsqu’il y a écrit « le silence des agneaux coréen » on ne peut qu’être attirée par ce roman ! d’autant plus qu’en quatrième de couverture il est question d’une chanson des Beatles ! donc plusieurs signaux étaient réunis pour que ce roman me plaise… Bon ben on est loin, très loin d’Hannibal Lecter ! certes il est question d’un serial killer mutique emprisonné qui souhaite parler à une criminologue pour lui raconter sa vie mais les similitudes s’arrêtent là…

On va suivre les échanges entre Seon-Geyong (la criminologue – qui vient de voir sa vie bouleversée par l’arrivée de Ha-yeong – la jeune fille de son mari dont elle ne connaissait pas l’existence) et Byeong-do (le serial killer). En parallèle on découvrira que la belle-fille est loin d’être le petit ange fragile et mignon qu’elle semble refléter.

Ça se lit bien c’est original car l’ambiance et les personnages coréens changent de nos standards « américano-européens » mais j’attends encore les frissons promis… alors c’est vrai qu’il est question d’une chanson des Beatles (et le choix de cette chanson m’a plutôt dérouté : ce n’est ni une connue ni la plus belle mais elle colle bien au personnage dérangé du roman). La fin est plutôt téléphonée et guère flippante malheureusement bien qu’un peu dérangeante…

Bon, un petit roman Corréen au suspens relatif mais inconfortable. Apparemment il serait le premier tome d’une future trilogie… je ne sais pas si je lirai les 2 suivants. On est un peu perturbé avec les noms coréens des personnages qui sont très similaires mais ça fait « parti du jeu ». Bref… les frissons que j’attendais n’auront été causés que par les températures glaciales du printemps qu’on subit…

architecture, mes voyages

« L’hôpital de Sant Pau » à Barcelone

Je me souviens très bien avoir visité cet hôpital à Barcelone avec mon hibou adoré, mais mon amour incommensurable pour l’architecture art nouveau n’étant qu’à ses balbutiements je n’avais pas encore capté toutes la magnificence et l’exubérance du lieu… décidemment il faut que je retourne là-bas !

Dessiné en 1901 par l’architecte Lluís Domènech i Montaner et achevé en 1930 c’est tout simplement une merveille de bâtiment classé aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Mes lectures

« La Sorcière »

Je viens de finir « La sorcière » de Camilla Läckberg.

Dixième volet de la saga « Erica Falk » dont bien évidemment j’avais dévoré les 9 premiers. Je ne vais pas faire un copié-collé de ma critique précédente sur le neuvième tome de la saga (le dompteur de lions) mais je pourrais… Effectivement, même si la trame de fond est toujours la même (un meurtre étrange en lien avec une histoire parallèle passée, une enquête bien menée, un suspens ben maîtrisé et une fin « introuvable ») j’ai toujours autant de plaisir à retrouver l’ambiance suédoise, les personnages que l’on connaît par cœur maintenant et l’écriture tellement plaisante de Läckberg.

L’histoire parallèle se déroulant au XVIIème siècle dans le Bohuslän en pleine chasse aux sorcières m’a beaucoup plu et d’imaginer les horreurs vécues par ses femmes sous prétexte d’hypothétiques liens de sorcellerie ça vous glace le sang.

Certes 10 tomes avec les mêmes personnages, le même style et le même lieu (bon sang c’est fou ce qu’il peut y avoir comme drames dans ce petit coin perdu de Suède 🙂 mais bon, on était bien « accro » à Columbo même après 69 épisodes alors qu’on savait pertinemment comment ça finissait et comment l’inspecteur manipulait le meurtrier ! alors, fière de mon « parallèle », je persiste à dire que je me régale toujours autant avec cette saga policière nordique même si, de facto, « l’effet de surprise » est un peu suranné…

Quelques « nouveautés » plus pertinentes quand même à signaler, comme l’introduction du problème d’immigration en Suède avec les camps de Syriens qui fleurissent un peu partout là-bas ou encore les problèmes d’acceptation de son homosexualité et le harcèlement scolaire, sujets plus concrets qui ramènent le roman dans son contexte actuel.

Bref, ni le meilleur ni le moins bon de l’addictive série mais la mayonnaise prenant toujours il reste un confortable roman à lire pour ceux qui suivent ces aventures scandinaves.

Mes lectures

« Entre deux mondes »

Je viens de finir « Entre deux mondes » d’Olivier Norek. Ce livre m’a été conseillé par une collègue de travail ; je ne connaissais pas du tout Olivier Norek ancien policier et humanitaire dont je découvre ici le quatrième roman.

Roman policier « coup de poing » ayant pour toile de fond le camp de réfugiés français connu sous le nom de « Jungle de Calais ». Nous suivons Adam jeune Syrien qui avec sa femme et sa fille quittent leur pays en guerre désirant rejoindre la Grand Bretagne merveilleux eldorado qui fait tant miroiter les émigrés. Bien sûr le « voyage » ne se passera pas comme prévu et son escale forcée à Calais sera loin d’être « de tout repos ».

L’écriture d’Olivier Norek est franche, crue, sans filtre et sans tabou. Bien sûr j’avais entendu parler de la « Jungle de Calais », microcosme cosmopolite, espèce d’entité polycéphale où la dureté d’existence et le terme « survie » prennent tout leur sens.

Bien sûr si on a un cœur un tant soit peu sensible on ne peut que s’émouvoir des horreurs que subissent ces pauvres hères. Il serait logique de penser qu’unis dans la tentative d’échapper à la mort dans leurs pays d’origines les « habitants » de la « Jungle » seraient de facto empreints d’entraide, que nenni ou si peu… le terme « jungle » prend ici toute son ampleur et les actes de cruautés internes y sont légion… cependant ce qui est pour moi un peu « sous-traité » et mis en sourdine c’est l’étendu des dommages collatéraux de ce camp subis par les calaisiens et habitants de la région… il ne faut pas non plus se voiler la face et ne pas oublier que les habitants du Nord ont également pâti des retombées que les migrants mal intentionnés ont pu faire ou la désertion, dans la région, des touristes du fait de ce camp. S’il y avait un reproche à faire sur le livre se serait celui-là… avec des sujets sensibles comme celui de la crise migratoire, voir surtout du côté du migrant et non du côté de « l’accueillant » ou du dévouement de certains humanitaires (souvent à peine remerciés) me gêne un peu…

Bref, sans doute mon côté trop réfléchie… sinon il y a quelques passages très durs qui m’ont surprise mais la trame policière de l’intrigue n’a rien de très originale et cette légère démagogie m’a quelque peu déroutée… très étonnée de la part d’un ancien policier…

Non classé

« Carnavalovirus »

Pas de Carnaval cette année encore à Nice, (oh… zut alors !) ne vous en déplaise… pour ne pas faire oublier cette « tradition » un char « Carnavalovirus » a été déposé place Massena alimentant les lazzi et quolibets des niçois ! on aime ou pas ! en tout cas ça fait parler !

Mes lectures

« Voyage en Italie »

Je viens de finir « Voyage en Italie » de Jean Giono.

On est certes loin de me idéaux littéraires avec Giono dont le style et les sujets ne me touchent guère (voir pas du tout) mais là il est vrai qu’avec ce livre tout semblait réuni pour me plaire. L’Italie dont je ne cesse de vanter les milles et un enchantements que me procure ce pays dont j’aimerais tellement découvrir plus… et qui plus est le nord de l’Italie, région que je connais le mieux du pays pour y avoir eu la chance de visiter entre-autre le lac de Côme, Venise, Pise, Florence… et dont je garde de si merveilleux souvenirs. Bref, je me lançais pleine d’espoir de lire ce que pourrait ressentir un voyageur novice et vierge de toute référence tel que Giono jamais sorti de son Manosque natal !

Bon ben désillusions… Giono revendique lui-même n’avoir jamais voyagé et n’aimer que son « Manosque » et nous voilà face à un « piètre » compagnon de voyage, taciturne, bougon et difficilement impressionnable… Je n’ai pas trop compris sa démarche de nous faire partager ce voyage dont beaucoup rêverait puisque presque chaque endroit traversé ne l’enchante pas… Il déteste la riviera, il déteste le monde, il déteste la chaleur et le bruit de la ville… il ne fait qu’une chose essayer de retrouver Manosque dans les ruelles Italiennes qu’il sillonne… bref il me casse tous mes idéaux ! Florence, Milan, Venise, Padoue, Bologne sont écorchées… Heureusement qu’une fois sorti des sentiers battus du Venise « touristique » il apprécie quand même le lieu pour sa magnificence et provoquante splendeur ! ouf, le crime de lèse-majesté a été frôlé ! l’honneur est sauf mais entaché quand même ! j’avais un mauvais « a priori » de l’auteur et avec cet essai il ne remonte point dans mon estime… le livre aura eu quand même le mérite de me refaire voyager mentalement dans ces villes enchanteresses, riches et bigarrées que j’affectionne tant !

Mes lectures

« Tattoo »

Je viens de finir « Tattoo » de Earl Thompson, c’est la première fois que je « recule et rumine » l’échéance d’écrire une critique sur un livre tellement je suis perplexe et mitigée face à ce livre…

Ce livre est la suite de « un jardin de sable » que je n’ai pas lu (je ne savais pas que c’était une suite). On peut bien sûr lire celui-ci sans avoir lu le premier mais je pense que lire le précédent doit nous permettre de bien planter le « personnage » que nous avons ici… je mets le mot « personnage » entre guillemets car c’est bien un énergumène dont nous suivons l’adolescence ici.

Derrière l’écriture crue (très crue), percutante et dérangeante de Thompson ce roman initiatique paru en 1974 ne peut que laisser des traces indélébiles à ceux qui le lisent.

L’histoire est celle de Jack, quinze ans tout juste en 1945, une vie misérable dans le non moins misérable mobile-home de ses grands-parents à Witchita au fin fond du Kansas. D’obsession sexuelles en influences hasardeuses, de mensonges en fantasmes, de haines en rêves, de dégoût de la vie en imaginations fantasques Jack imagine son futur loin de cette vie de déchéance. La découverte de la sexualité qui lui bouffe le cerveau, le manque d’argent qui le bride et les mauvaises fréquentations de Jack vont le pousser dans ses retranchements. Trop d’envies de libertés, trop d’envies de découvertes, trop d’envies de fuir cette pauvreté et quelques mensonges plus tard le voilà enrôlé dans Navy.

Désir de « casser du Jap », de donner un sens à sa pauvre vie, de laisser libre cours à ses pulsions sexuelles et nous suivons Jack de la Chine à la Corée en passant par l’Allemagne où chaque escale sera l’occasion d’essayer de « sauter » tout ce qui ressemble à une femme… et il va y mettre toute son énergie ! et y laisser toutes son âme.

Ce roman c’est l’anti « american dream », c’est le désespoir et la décadence, c’est la fureur et le bruit…

Je disais donc que je suis perplexe et mitigée car malgré le portrait ciselé au scalpel du personnage et le réalisme exacerbé de ses sentiments les passages sexuels du livre sont nombreux, tellllllement nombreux, tellement crus que parfois on se croirait dans un descriptif anatomique pornographie de ses ébats et performances. Dès qu’une femme passe devant lui, (ou s’il n’y en a pas la recherche effrénée de prostitués pour assouvir sa libido débridée) il faut qu’il la couche…

Mais en même temps… c’est si bien écrit, c’est percutant, poignant, désespérant, énervant, lubrique, malsain et lassant parfois mais attachant finalement… et la fin… mais quelle fin « poignardante », touchante, désolante… bref au bout des 1024 pages, je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou si j’ai été dégoûtée… choquée et bouleversée en tout cas !

Âmes vertueuses et chastes s’abstenir !