Mes lectures

« L’occitane »

Je viens de finir « l’Occitane – une histoire vraie » de Pierre Magnan. Très intéressante petite histoire de la genèse de la marque de cosmétique devenue mondialement célèbre. Olivier Baussan le fondateur de la marque est plutôt atypique et visionnaire ce qui me plait bien, il s’est révélé grand businessman et ambitieux ce qui a permis à la marque de s’imposer telle qu’on la connait désormais. A peut-être s’être un peu trop éparpillé il s’est un peu perdu…

Un livre qui sent bon la Provence, la lavande et le romarin, c’est très frais et agréable à lire.

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« La symphonie du hasard »

Je viens de finir « la Symphonie du hasard » tome 1, 2 et 3 de Douglas Kennedy. Une nouvelle fois emplie d’espoir de retrouver le Douglas Kennedy de ses débuts je me suis lancée dans sa nouvelle saga au résumé prometteur.

Fresque ambitieuse des Etats-Unis des années Nixoniennes on y suit Alice, personnage central de cette saga de toute jeune étudiante remplie de rêves et d’espérances à sa jeune vie de femme active ; ballotée entre une famille elle-même ballotée entre wasperie et révolte Alice tente d’échapper à ses névroses en partant en Irlande où bien sûr d’autres démons sévissent.

Le style d’écriture de Kennedy est toujours aussi agréable à lire, le fond de l’histoire renoue avec ses premières amoures où la descente en enfer des protagonistes est clairement exploitée, malgré tout je me suis quand même un peu ennuyée. Trois tomes c’est sans doute trop (et en plus je me suis aperçue juste à la fin que ce n’était pas le dernier… d’où ma double « déception »). Certes le roman est très documenté, il y a un profond travail de recherche historique et politique et la vie des seventies y est bien retranscrite mais justement on se retrouve presque dans un livre documentaire et plus dans un roman. Le côté « évasion » n’est pas assez présent pour moi.

Bon, maintenant que je sais qu’il y a un tome 4 je suis un peu plus mitigée, j’étais presque contente d’être arrivée au bout des 3 premiers pour cause de « léger » ennui… je ne suis même pas trop pressée de lire le quatrième… mais je le lirai quand même bien sûr.

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« Le petit copain »

Je viens de finir « le petit copain » de Donna Tartt.

Je me suis lancée à corps perdu, et en misant très gros, dans ce roman tellement j’avais été ébranlée par le chef d’œuvre « le chardonneret ».

Enchantée de voir que l’histoire se passait dans le Mississipi, une de ces régions mystiques des Etats-Unis que j’adore (Tom Sawyer y es-tu pour quelque chose ?… Surement !) et avait pour héros des enfants j’ai malheureusement un peu vite déchanté. Certes l’histoire débute très fort et est très émouvante avec l’étrange mort ou suicide du jeune frère de Harriet, Robin dans le jardin familial. Dans cette atmosphère très féminine entourée de ses tantes et de sa mère complètement déconnectée du monde réel Harriet va s’évertuer à découvrir la vérité sur la mort de son frère.

Toujours superbement bien écrit le roman va malheureusement à mon goût un peu s’enfermer dans une histoire où finalement il ne se passe pas grand-chose. Entre longueurs et circonvolutions on aperçoit quelques éclairs intéressants avec la description de l’aventurière Harriet et ses agaçantes et mélancoliques sœur et mère mais pas assez pour moi pour m’émerveiller autant que « le Chardonneret ».

J’ai cherché en vain le « petit copain » qui va vite s’évanouir dans mon esprit happé dans doute dans les bayous du coin, dommage (en fait le titre a été très mal choisi je pense), et je reste encore les yeux écarquillés d’incrédulité devant la fin qui nous est offerte (ou imposée) et qui ne me convient pas du tout… dommage encore une fois. J’admire toutefois les descriptions l’environnement et la facilité à transposer les portraits des personnages mais déplore cette presque platitude de l’histoire.

Heureusement je reste inconditionnelle du « Chardonneret » et suis contente d’avoir commencé les Tartt avec ce roman car si j’avais commencé par celui-là je ne sais pas si j’aurais enchainé avec « le petit copain »… cela ne m’empêchera toutefois pas de lire avec espoir et envie le « Maître des illusions ».

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My absolute darling

Je viens de finir « My absolute darling » de Gabriel  Tallent.  Vivement intéressée par la critique du Maître Stephen King au sujet de ce livre j’ai bien sûr sauté sur l’occasion pour l’acheter.

Excellent roman moderne coup de poing dérangeant et attendrissant. Nous sommes à mi-chemin entre Delivrance (l’excellent film de Boorman) et « Captain Fantastic » (avec l’excellent Viggo Mortensen).

C’est ambigu et malsain c’est dur et noir mais l’espoir est là et nous sommes tous derrière la petite Croquette héroïne de l’histoire. Sur fond de Californie secrète, entre pins, sumac vénéneux  et mer déchainée notre voyeurisme est mis à mal.

J’ai été choquée par le style d’écriture très vulgaire mais il prend tout son sens au fil du livre et on finit par « comprendre » en remettant tout ça dans son contexte.

Bref j’ai été déroutée, chamboulée, attristée et plein d’autres sentiments encore, du coup petit crush pour ce livre très vite lu, mais qui reste bien en mémoire tel un empreinte lumineuse au fond de la rétine…

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4321

Je viens de finir « 4321 » de Paul Auster.

Ca faisait longtemps que je souhaitais lire un livre de cet auteur dont j’ai souvent entendu parler. Ce roman est une prouesse technique à lui seul. Ce qui a fait le « succès » de ce roman est son approche pour raconter la vie du jeune Archie personnage principal du livre. Je ne dévoilerai pas un secret en révélant que la performance  vient du fait que l’histoire du personnage est déclinée sous 4 destinées différentes en fonction des évènements qui en découlent.

Pour être tout à fait honnête je ne suis pas sûre que si je n’avais pas eu connaissance du « montage » du livre avant de le commencer j’aurais vraiment saisi le sens voulu ;   pour moi les 4 variations d’Archie sont trop ressemblantes  et sans assez de nuances pour me permettre de m’y retrouver facilement. Au début je revenais en arrière me disant que j’avais loupé ou non compris quelque chose mais non, c’est juste 4 histoires qui se superposent. Pour vous dire j’ai même pris quelques notes au début pour essayer de garder en mémoire les traits principaux des vies de chaque Archie puis finalement je me suis laissé porter par ces histoires quitte à m’y perdre mais finalement ce n’est pas bien grave !

Au final je salue la complexité technique de l’écriture, cependant je n’ai pas réussi à atteindre l’empathie que j’aime ressentir chez les héros de romans. De plus il y a beaucoup beaucoup trop de passages historiques sur l’Amérique des années 50 et 60 (ce qui aurait pu et dû m’intéresser mais qui je trouve étaient un peu trop rébarbatifs et devenant presque

ennuyeux).

Je pense que je retrouverai bientôt Paul Auster dans un registre plus classique.

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« Harry QUEBERT »

Je viens de finir « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker. Je ne sais pas par où commencer tellement je voudrais parler de ce livre, j’ai A-DO-RE, mais ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant régalé avec un bouquin !! je crois que je n’avais pas ressenti autant d’excitation littéraire depuis « le Chardonneret » de Donna Tartt. J’ai dévoré les presque 900 pages en 2 semaines ; impossible de lâcher le bouquin dès la première page lue. Je trépignais d’envie intérieurement de trouver un moment pour le prendre.

Pourtant rien d’extraordinaire dans l’histoire et en plus je partais avec un a priori négatif du fait de l’adaptation en série télévisée (diffusée qui plus est sur TF1 et avec un acteur que je catalogue plutôt bas dans mon échelle télévisuelle) mais tout était réuni pour que je succombe telle l’héroïne du livre au charme d’Harry !

Joël Dicker a ici excellé dans l’art de nous mener en bateau, on va de rebondissement en rebondissements, d’illusions en désillusions, de surprise en… oui bon vous m’avez comprise…

Comme je disais l’histoire n’a rien de très originale, une histoire d’amour interdite, des jalousies, des rumeurs… les desiderata d’un écrivain devant sa page blanche… mais tout ceci est tellement bien retranscrit, on est plongé au bord de l’océan dans une petite bourgade perdue du New Hampshire où j’ai l’impression d’être allée tellement on y est intégré. Bref, je ne trouve pas de faille à ce roman, et si sous la torture je devais dire quelque chose c’est peut-être, je dis bien peut-être une surexploitation du « rebondissement » mais ça ne m’a pas gênée ! j’avais même deviné certains trucs !! enfin… juste un en fait 🙂

Donc voilà, comme le dit Harry Quebert : « Un bon livre, Marcus, est un livre qu’on regrette d’avoir terminé. » Ben celui-là je le regrette déjà !!

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« Le petit café du bonheur »

Je viens de finir « le petit café du bonheur » de Felicity Hayes-McCoy. Petit roman sans prétention dans la mouvance « feel-good » littéraire, ce n’est pas vraiment mon style de lecture favorite mais de temps en temps ça « repose » la tête.

L’histoire se passe en Irlande (sans doute l’aspect que j’ai préféré de l’histoire) ; entre falaises de calcaire et météo virile on ressent bien la puissante ambiance irlandaise qui contraste bien avec la légèreté du roman et le survol des personnages.

Rien de bien constructif à dire de ce petit roman qui se lit tout seul mais qui s’effacera bien vite de ma mémoire tel un petit cumulus irlandais.

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« Watership Down »

Je viens de finir « Watership down » de Richard Adams. Roman de 1972 best-seller classé parmi les 50 livres les plus lus et appréciés au monde alors que je ne connaissais même pas ce livre il y a un an. Figurant sur la liste des livres préférés de Stephen King j’ai eu envie de le lire (d’autant plus que les héros sont des lapins 🙂

C’est un roman très sympa frais et adorable où ces petits lagomorphes vivent des péripéties plus ou moins dangereuses et trépidantes et auxquels on finit par s’attacher affectueusement. Le caractère et comportement de ces petits personnages sont plutôt bien respectés et j’imaginais parfaitement leurs postures et expressions dans leurs descriptions. Plusieurs petites histoires sont racontées en parallèle de leur aventure ce qui casse un peu le rythme mais apporte un peu plus de matière. Vu les protagonistes j’avais peur que ce soit un peu trop enfantin mais non, et la façon d’affubler des accents étrangers aux autres animaux est plutôt amusante.

C’est très sympa et mignon à lire une belle ode à la liberté ; mais de là à le mettre dans mon top des livres à lire… peut-être pas à ce point-là…  mais mon affection particulière pour ces boules de poils rend mon avis sans doute moins objectif 🙂

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« Canada » Richard Ford

Je viens de finir « Canada » de Richard Ford.

Ce roman Prix Femina étranger 2013 me laisse un peu mitigée. La première partie est interminable et plutôt inintéressante .
Nous suivons la vie d’une petite famille moyenne du fin fond du Montana des années 60, les personnages se veulent atypiques mais ils s’avèrent ennuyeux et sans grand interêt.

La seconde partie, plus originale nous entraîne dans le Canada rural et chasseur d’oies avec des personnages plus profonds et creusés.

La troisième partie enfin nettement mieux, écrite avec plus d’émotion et travaillée nous laisse heureusement une bonne impression de fin de roman.


Dommage, on éprouve pas vraiment de sympathie pour les personnages il y a beaucoup de répétitions et longueurs et j’aurai aimé plus de profondeur dans la description de la vie du Montana et du Canada des années 60 mais ça reste survolé.

Sans plus…

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Couleurs de l’incendie

Je viens de finir « Couleurs de l’incendie » de Pierre LEMAITRE.


Deuxième volet de la trilogie commencée avec « Au revoir là-haut » nous retrouvons ici en personnage principal Madeleine PERICOURT la femme de Pradelle que nous avons adoré détester dans le premier tome.
Tout comme « Au revoir Là-haut » cette histoire commence très fort avec un moment tragique merveilleusement décrit et tout aussi poétiquement raconté que la fin d’Edouard PERICOURT dont on en peut que faire le lien.


Le reste de l’histoire va nous régaler avec les péripéties et déboires de Madeleine qui va se révéler excellente manipulatrice pour l’amour de son fils.
Certes l’histoire est moins originale et « fabuleuse » que le premier mais ce roman est tout aussi bien écrit, haut en couleur et jubilatoire que le premier opus.
Les personnages sont truculents, rusés, presque Rabelaisiens et le parfum de la vengeance nous chatouille le nez tout le long du récit.
Je me suis encore une fois régalée, autrement, mais tout autant… vivement le troisième !