Je viens de finir « La ville de vapeur » de Carlos Ruiz Zafón. J’ai ressenti une petite bouffée de nostalgie au moment de saisir le livre dans ma bibliothèque sachant que Zafón nous a quitté en 2020 cet ouvrage est donc publié à titre posthume. Sans doute le dernier que je lirai de lui…
Il s’agit ici d’un recueil de 11 nouvelles, très courtes, plutôt hétéroclites, certaines même inattendues mais toutes bien sûr dans le style Zafón. Quel plaisir de retrouver l’ambiance tellement particulière du Barcelone du début du XXème siècle, ses rues obscures et tortueuses, ses bâtiments singuliers et ses habitants mystérieux. Quelques noms familiers résonnent à nos oreilles (pour ceux qui comme moi se sont régalés avec la tétralogie « Cimetières des livres oubliés ») comme Daniel Sempere ou David Martin… Mais la surprise et mon coup de cœur viennent de 2 excellentes nouvelles mettant en lumière l’écrivain Cervantès et une autre le génialissime architecte Gaudi.
Ce que j’aime chez Zafón c’est l’importance qu’il porte aux détails dans ses descriptions et surtout aux ambiances et lieux où se déroulent les histoires. Barcelone est traitée comme un personnage à part entière, mise en exergue telle une Amazon intrépide mais indomptable, fougueuse et mystérieuse dont on ne peut percer les secrets les plus obscurs. Belle mais sauvage Barcelone se dévoile pudiquement et distille discrètement ses arcanes. On frôle la Poésie et on plonge dans la mélancolie, tout ça dans un si petit recueil !
Je ne peux que conseiller de lire ce livre pour voyager et découvrir Zafón si cela n’est pas déjà fait ou pour se le remémorer avec délectation.










