Je viens de finir « Conte de Fées » de Stephen King. Contrairement à lui, il devient très difficile pour moi d’être originale dans mes critiques post-lecture de Stephen King !
Car pour le coup (et même s’il avait une première fois franchit le cap avec l’excellent « Les yeux du dragon »), King réitère l’exploit de nous embarquer, pour notre plus grand bonheur, dans un « monde de Conte de fées » inédit où son imagination a encore une fois gravit une marche dans l’eccéité.
C’est de notoriété littéraire : quand King prend comme héros principal de son récit un (ou des) adolescent(s), on sait très bien qu’on va se régaler. Il n’a nul pareil pour se glisser à merveille dans la peau de ses (ces) jeunes héros et profiter de leur innocence pour nous faire regretter la nôtre.
Ici notre Héros c’est Charlie et si je mets un H majuscule ce n’est pas anodin puisqu’en effet c’est en Sauveur que Charlie va se révéler, mais également pour souligner l’extrême maturité et pleine conscience de notre jeune protagoniste. Cette bonne action qu’il avait « en dû » va changer bien sûr sa vie mais surtout sa destinée et celle de plein d’autres…
Difficile de parler de ce livre sans dévoiler le moindre détail du Monde dans lequel Charlie nous entraîne. Ce que je peux souligner avec « Conte de Fées » c’est l’évident parallèle avec « Alice au pays des Merveilles » ou « Le Magicien d’Oz » deux contes que j’ai toujours adorés.
Pour moi King n’a pas d’égal pour nous donner l’envie de tourner les pages de ses romans, difficile de lâcher l’histoire tellement notre addiction est grande. La première partie du roman, plantant le personnage de Charlie, est juste parfaite, on adore ce jeune homme dévoué, débrouillard et rempli de tendresse. La seconde partie nous emmenant dans ce Monde inédit envoûtant et rempli de personnages et lieux atypiques m’a rappelé à certains moments « Le Talisman » et parfois la saga « La Tour sombre ». La dernière partie est un peu en dessous pour moi. Beaucoup de labyrinthes, d’escaliers, de couloirs infinis, on se perd un peu dans les méandres de ce monde ; une légère retombée de rythme d’où une histoire qui s’essouffle un peu mais c’est juste pour rester objective et concéder un peu de « négatif » au Conte.
Que se passe-t-il dans l’imagination de Stephen King pour qu’il émerge de telles créatures, de tels paysages, de telles histoires fantastiques ? Comment ne pas fondre devant Radar « personnage » primordial et ô combien touchant de l’histoire, comment rester insensible face à l’amour incommensurable de Charlie pour son père, comment rester de marbre face à l’innocence de certains et la tyrannie d’autres ? tellement de sentiments se mélangent ici… ce Roman c’est un pamphlet sur l’importance de l’Amour filial, l’Amitié, les relations entre les Hommes et les animaux, la nécessité de prendre soin de la nature, les ravages de l’alcoolisme, la cupidité et l’égoïsme.
Sans nul doute pour moi un des 10 meilleurs King que j’aie lu. Un Conte de Fées (sans Fée) du plus bel effet. Coup de cœur assuré.









